La 37ᵉ session extraordinaire du Conseil national du travail (CNT) a été lancée au Salon Rouge de l’Immeuble du Gouvernement, avec le SMIG au centre des échanges. Le gouvernement, les syndicats et les employeurs y passent en revue la mise en œuvre du nouveau salaire minimum, appliqué depuis janvier, et les tensions qu’il a provoquées dans certaines entreprises.
Empêchée, la Première Ministre a été représentée par le Vice-Premier Ministre Jean-Pierre Lihau, ministre de la Fonction publique, de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public.
Le ministre de l’Emploi et du Travail a posé le cadre de cette session. L’objectif est de mesurer comment le nouveau taux du SMIG est appliqué sur le terrain et d’identifier ce qui bloque. Le SMIG, c’est le salaire minimum légal, en dessous duquel un employeur ne peut pas payer un travailleur. Quand il augmente, le pouvoir d’achat peut progresser, mais le coût du travail monte aussi pour les entreprises.
SMIG, trouver l’équilibre entre paie des travailleurs et santé des entreprises
Au nom du banc syndical, Guy Kuku est revenu sur les résolutions adoptées lors de la 36ᵉ session du CNT. Il a aussi relayé les préoccupations exprimées par les employeurs. Selon lui, la mise en place du nouveau taux en janvier a créé des frictions, signe que des ajustements et des clarifications restent nécessaires.
Le représentant de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a, de son côté, salué l’attention portée aux attentes du secteur privé. Il a appelé à un climat de concertation pour que la session débouche sur des solutions acceptées par les différentes parties, avec l’idée de protéger à la fois les travailleurs et l’activité des entreprises.
Jean-Pierre Lihau a clôturé la série d’interventions en rappelant la ligne du gouvernement central. Il dit vouloir améliorer les conditions sociales des travailleurs, tout en gardant le dialogue social comme méthode de travail pour éviter les blocages et préserver les intérêts de chacun. « Il est impératif de trouver le juste milieu entre l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et la viabilité économique des entreprises en République démocratique du Congo », a-t-il déclaré, avant d’ouvrir officiellement la session.
Cette rencontre a réuni plusieurs partenaires sociaux et institutionnels, dont le Directeur général de l’Office national de l’emploi (ONEM), venu marquer l’implication de son établissement dans les questions d’emploi et de travail.
— M. KOSI



