Côte d’Ivoire, croissance à plus de 6 % et IDE à 3,5 milliards d’euros, le forum veut connecter les investisseurs au Plan 2026–2030

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En 2024, la Côte d’Ivoire affiche une croissance économique de plus de 6 % et une inflation contenue à 3,5 %. Le pays dit aussi avoir attiré plus de 3,5 milliards d’euros d’investissements directs étrangers, devant l’Afrique du Sud et le Nigéria.

La Côte d’Ivoire pèse 40 % du PIB de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Elle se présente comme une porte d’entrée vers un marché de plus de 127 millions d’habitants. La performance 2024 est annoncée au-dessus des moyennes mondiale (2,8 %) et régionale (3,2 %).

Inflation contenue, investissements en hausse, le test reste la transformation de l’économie

L’inflation, c’est la hausse générale des prix. Quand elle reste autour de 3,5 %, le pouvoir d’achat est moins bousculé et les entreprises lisent mieux leurs coûts. Le texte met cette stabilité sur le compte d’une économie qui tient, portée par l’investissement privé et les services, avec une réputation de stabilité qui renforce l’attractivité.

Les perspectives avancées restent élevées : une croissance attendue à 6,2 % en 2025 et 7 % d’ici 2029, tirée par l’essor annoncé des secteurs pétrolier et gazier, des industries extractives, et du tertiaire, avec un moteur côté transports et télécommunications. À ce niveau, la question devient simple : comment convertir la croissance en emplois et en revenus plus réguliers, sans laisser l’économie dépendre d’un petit nombre de secteurs.

C’est l’objectif affiché du Plan national de développement 2026–2030 (PND), présenté comme une étape de modernisation appelée « Côte d’Ivoire 2.0 ». L’industrie est donnée avec une croissance moyenne de 12,4 % depuis 2021. Le cap est clair : faire passer la part de l’industrie dans le PIB de 21 % aujourd’hui à 30 % en 2030, grâce à plus de transformation locale, une modernisation de l’outil de production et de nouvelles zones industrielles.

Sur l’agro-industrie, la transformation du cacao et de la noix de cajou doit passer de 40 % à 50 % d’ici 2030. Sur le riz, la stratégie SNDR 2024–2030 est chiffrée à 1,3 milliard d’euros pour viser l’autosuffisance de consommation. Dans l’énergie, le texte cite la réhabilitation de 6 barrages (Ayamé 1 et 2, Kossou, Taabo, Buyo, Fayé), des centrales solaires et des parcs de batteries à Boundiali et Bondoukou pour plus de 500 millions d’euros. Côté santé, une mise à niveau est annoncée dans 14 hôpitaux publics pour l’imagerie et les laboratoires, avec des besoins en maintenance et formation.

La logistique est aussi au centre du récit : le port d’Abidjan, le port de San Pedro présenté comme premier port mondial d’exportation de cacao, et un aéroport international avec plus de 2,5 millions de passagers transportés en 2024. Le pays cite aussi 9 barrages hydroélectriques, avec 11 % de la production exportée, et un potentiel minier riche (or, fer, bauxite, nickel, manganèse, lithium, cobalt, terres rares).

Dans ce décor, le forum d’affaires annoncé veut mettre autour de la table des experts, des institutionnels et des entreprises, avec des échanges et des rendez-vous B2B pour aider les investisseurs à se positionner sur les projets et les secteurs mis en avant.

— Peter MOYI

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