Le tandem Wameso–Nyembwe se relaye à la tête de l’économie présidentielle

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La cérémonie de passation entre André Wameso et André Nyembwe à la Présidence reflète une réorganisation méthodique du pôle économique du pouvoir. En confiant la Banque centrale à Wameso et en plaçant Nyembwe à la tête des questions économiques et financières au cabinet présidentiel, le chef de l’État redessine les lignes de commandement autour d’un axe stratégique clairement assumé.

Le changement s’inscrit dans une dynamique d’ajustement interne voulue par Félix Tshisekedi. En confiant la BCC à Wameso, un homme de l’appareil présidentiel aguerri à la gestion macroéconomique, et en installant à sa place un proche collaborateur réputé pour sa méthode et sa connaissance fine des dossiers, la Présidence resserre ses rangs autour d’un pôle économique cohérent et centré sur l’exécution.

La cérémonie de remise des charges, dirigée par Anthony Nkinzo Kamole, directeur de cabinet du président, a réuni les principaux responsables économiques de la Présidence. Les discours, sobres mais explicites, ont témoigné d’une volonté de continuité dans les orientations, tout en affichant une ambition de performance.

Wameso

Wameso, salué pour son « professionnalisme » par ses pairs, a exprimé son attachement au travail accompli, avant de passer le témoin avec chaleur à son successeur. Nyembwe, sans emphase, a affirmé que l’efficacité resterait la boussole de ses actions : « Les instructions sont claires : servir la République », a-t-il lancé, une formule qui sonne comme un rappel de ligne pour toutes les équipes concernées.

Ce transfert d’attributions survient à un moment charnière. La Banque centrale, confrontée à des défis récurrents — inflation, régulation des devises, refinancement bancaire — a besoin d’une direction à la fois stable et agile. L’arrivée de Wameso, homme du sérail, à la tête de cette institution n’est donc pas anodine. Elle montre une volonté présidentielle de garder la main sur l’appareil financier, tout en alignant la politique monétaire sur les priorités du quinquennat.

Quant à Nyembwe, son expérience au sein du Collège ECOFIRE lui donne une vue d’ensemble rare des instruments de pilotage économique du pays. Il hérite de dossiers sensibles, parmi lesquels la coordination budgétaire, les négociations multilatérales et le suivi des réformes structurelles.

Il faut désormais observer comment ce nouveau binôme — un à la Présidence, l’autre à la Banque centrale — articulera ses rôles dans la conduite économique du pays. Car au-delà des titres, c’est bien l’efficacité du tandem qui conditionnera la réussite des ambitions financières affichées par le gouvernement.

— M. KOSI.

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