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RDC : Félix Tshisekedi veut mieux encadrer près de 60 milliards USD d’aide extérieure

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Dernière mise à jour : juin 1, 2026 1:07 pm
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il y a 5 heures
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Félix tshisekedi
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Entre 2003 et 2022, la République démocratique du Congo a reçu près de 60 milliards USD sous forme d’aide au développement, d’assistance humanitaire et de coopération internationale. Après plus de vingt ans d’appui extérieur, Félix Tshisekedi demande une meilleure coordination de ces ressources afin de les orienter vers les priorités définies par l’État.

La RDC veut reprendre le contrôle sur la gestion de l’aide extérieure. Lors de la 91e réunion du Conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a placé ce dossier parmi les sujets prioritaires, en appelant à une évaluation plus rigoureuse de l’impact des financements reçus par le pays depuis 2003. Pour le chef de l’État, les montants mobilisés par les partenaires techniques et financiers doivent désormais être examinés à partir des résultats obtenus sur le terrain, notamment dans les infrastructures, les services publics, la paix, l’action humanitaire et la transformation économique.

Contents
Entre 2003 et 2022, la République démocratique du Congo a reçu près de 60 milliards USD sous forme d’aide au développement, d’assistance humanitaire et de coopération internationale. Après plus de vingt ans d’appui extérieur, Félix Tshisekedi demande une meilleure coordination de ces ressources afin de les orienter vers les priorités définies par l’État.Un mécanisme pour mieux suivre l’aide extérieure

Le constat posé par Félix Tshisekedi concerne surtout la dispersion des centres de décision. Aujourd’hui, les partenaires au développement échangent avec plusieurs institutions, parfois sans coordination suffisante entre elles. Cette situation affaiblit la cohérence de l’action publique et rend moins claire la position de l’État sur ses propres priorités. Pour Kinshasa, l’aide extérieure doit accompagner la vision nationale du développement, et non remplacer le rôle de l’État dans le choix des secteurs à financer.

Un mécanisme pour mieux suivre l’aide extérieure

Pour répondre à cette faiblesse, le gouvernement a préparé un projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du Cadre de coordination et d’orientation de l’aide au développement, CCOAD. Ce mécanisme doit être placé sous l’autorité de la Première ministre. Selon les explications données au Conseil des ministres, il ne s’agit pas de créer une nouvelle structure lourde ni de transférer les prérogatives d’une institution vers une autre. L’objectif est de mieux organiser le pilotage de l’aide, d’assurer la traçabilité des ressources extérieures et de vérifier que les interventions des bailleurs correspondent aux priorités nationales.

Félix Tshisekedi inscrit cette réforme dans une logique de souveraineté économique. Pour lui, un pays doit pouvoir orienter les ressources qu’il reçoit vers ses propres besoins, surtout lorsque ces financements concernent des secteurs qui touchent directement la population. « La souveraineté de notre pays s’exprime également à travers sa capacité à orienter les ressources extérieures vers ses propres priorités et à assurer pleinement le leadership de son agenda de développement », a déclaré le président de la République.

Le projet de décret a déjà été validé par les instances compétentes, mais des divergences retardent encore sa finalisation. Pour accélérer le processus, Félix Tshisekedi a instruit la Première ministre de mener une évaluation complète du dossier. Cette évaluation devra préciser l’état d’avancement, les blocages rencontrés et les mesures à prendre pour rendre le CCOAD opérationnel. Un rapport est attendu dans un délai de quinze jours.

Pour Kinshasa, l’enjeu dépasse la création d’un cadre administratif. Après près de 60 milliards USD reçus en deux décennies, l’État devra démontrer que la coordination de l’aide peut produire des résultats plus visibles pour l’économie et pour les ménages. La réussite du CCOAD dépendra donc de sa capacité à réduire la dispersion actuelle, à améliorer le suivi des fonds et à replacer les priorités congolaises au centre des discussions avec les partenaires extérieurs.

M. KOSI

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