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Lithium de Manono : Kinshasa rassure Washington et ouvre la voie à Kobold

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La République démocratique du Congo a expliqué à Washington comment elle a sécurisé l’exploitation du lithium de Manono. Le gouverneur André Wameso a détaillé une stratégie qui a permis de faire avancer un dossier bloqué par un conflit entre entreprises, tout en rassurant les partenaires américains.

Un montage pour sortir du blocage avec AVZ

André Wameso rappelle d’abord le contexte : la RDC était engagée dans un litige arbitral avec la société australienne AVZ autour du projet de Manono. Ce contentieux freinait l’exploitation de ce gisement, présenté comme l’un des plus prometteurs du pays pour le lithium.

Face aux autorités américaines, Kinshasa a posé une condition simple : si Washington aidait à trouver une solution au différend entre Kobold Metals et AVZ, la RDC faciliterait ensuite l’accès au lithium de Manono. L’idée était claire. Mettre tout le monde autour de la table et lier la sortie de crise à l’entrée d’un partenaire jugé fiable.

Cette approche a abouti à une rencontre aux États-Unis. Autour de la même table : Kobold, AVZ et les autorités américaines. Une proposition de règlement du contentieux a été discutée, puis validée. À partir de là, le blocage a commencé à se lever.

Selon Wameso, ce mécanisme a permis à Kobold de conclure un partenariat qui lui donne accès à la partie sud du gisement de Manono. Les discussions avec AVZ se poursuivent, mais sans implication directe de l’État congolais, qui se place désormais en arbitre et non plus en acteur au cœur du conflit.

Pour le gouverneur, cette opération constitue un « proof of concept », c’est-à-dire un test grandeur nature qui montre que la RDC peut gérer un dossier minier sensible de manière crédible, avec des partenaires privés et des États étrangers. À ses yeux, ce cas renforce la confiance des investisseurs internationaux et ouvre la porte à d’autres accords du même type dans le secteur minier congolais.

— M. KOSI

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