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Poulet +30 % depuis mai : de 9 000 à 11 000 CDF/kg, le marché de la viande en ébullition

LePoint.cd
Dernière mise à jour : août 15, 2025 8:42 am
LePoint.cd
il y a 10 mois
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carton poulet surgelé
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En juillet 2025, les prix de la viande en RDC ont connu des évolutions très contrastées. La volaille, fortement sollicitée par les ménages urbains, a vu ses tarifs s’envoler : le poulet « nu » a progressé de 10,1 % sur un mois, enregistrant un cumul de +30 % depuis mai. Les cuisses affichent une hausse supérieure à 25 % sur trois mois. Une progression rapide qui pèse sur la consommation, dans un contexte où les coûts de production – notamment l’alimentation animale importée et le transport – restent élevés.

À l’inverse, le marché bovin a affiché plus de régularité. Le bœuf désossé se maintient entre 9 000 et 11 000 CDF/kg, avec de légères variations selon les morceaux : le Mabumu est passé de 9 250 à 10 000 CDF (+8,1 %), tandis que le Mbanga a reculé de 11 750 à 10 500 CDF. Les rognons sont restés stables, oscillant entre 6 550 et 7 250 CDF, et les abats (foie et tripe) se sont inscrits dans une fourchette étroite de 7 500 à 10 000 CDF.

Hors coupes standards, certaines variétés comme le Kapa affichent une dispersion des prix allant de 12 000 à 25 000 CDF/kg, sans orientation nette. Cette volatilité partielle s’explique par des volumes irréguliers sur certains circuits d’approvisionnement et par des ajustements rapides aux conditions du marché.

Un marché influencé par les coûts et la saisonnalité

Selon un analyste spécialisé, la poussée sur la volaille résulte d’une combinaison de facteurs : hausse des intrants importés, demande saisonnière soutenue et faible capacité de stockage des petits producteurs. En revanche, le bœuf et le porc bénéficient d’une chaîne logistique plus fluide, avec des volumes plus stables, ce qui limite les mouvements brusques de prix.

Cette configuration traduit une tension sélective : la volaille, souvent considérée comme une alternative plus abordable au bœuf, subit actuellement un choc de prix qui pourrait, à terme, réorienter une partie de la demande vers d’autres sources de protéines animales. Dans un pays où la sécurité alimentaire dépend aussi des importations, la moindre variation des coûts d’entrée a un effet immédiat sur les étals.

— Peter MOYI

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