La République démocratique du Congo et la Chine ont signé, le 26 mars 2026 à Beijing, un mémorandum d’accord portant sur la coopération dans les domaines de la géologie et des ressources minérales, dans un contexte de réorientation du secteur minier congolais vers plus de transformation locale et une meilleure intégration aux marchés internationaux. L’accord a été conclu entre et , en présence des autorités des deux pays, avec l’objectif de structurer un partenariat axé sur la création de valeur.
Accès préférentiel au marché chinois et priorité à la transformation locale
Ce mémorandum s’inscrit dans le prolongement des orientations définies lors des échanges entre et , avec une volonté affichée de dépasser le modèle d’exportation brute des ressources. Le cadre de coopération repose sur plusieurs principes : concertation permanente, respect du cadre réglementaire congolais, protection des investissements et promotion de la transformation locale des matières premières.
L’un des éléments clés de cet accord concerne l’accès au marché chinois. À partir du 1er mai 2026, les exportations congolaises vers la Chine bénéficieront d’une exonération des droits de douane, un mécanisme susceptible de renforcer la compétitivité des produits miniers et d’élargir les débouchés commerciaux. Cette mesure intervient dans un contexte où la RDC cherche à consolider sa place dans les chaînes d’approvisionnement mondiales en minerais stratégiques.
Les deux parties ont également convenu de mettre en place un dispositif de suivi pour encadrer l’exécution des projets, avec un accent sur la transparence, la conformité et la stabilité du cadre d’investissement. Parmi les projets identifiés comme prioritaires figure celui des Mines de Fer de la Grande Orientale, ainsi que des initiatives de transformation locale qui devraient mobiliser des entreprises chinoises et conduire à l’installation progressive d’unités industrielles.
Cette orientation traduit une évolution de la stratégie minière congolaise, centrée sur la valorisation locale des ressources et la captation d’une part plus importante de la valeur ajoutée. Dans cette dynamique, une invitation a été adressée au ministre des Mines pour participer au prochain forum international des ministres du secteur prévu en septembre, avec la perspective de renforcer le dialogue bilatéral, sous la coordination de la Première ministre .
À travers cet accord, les autorités congolaises cherchent à structurer un modèle minier plus intégré, combinant accès aux marchés, investissements industriels et transformation locale, dans un environnement marqué par une concurrence accrue autour des ressources stratégiques.
— M. KOSI


