Le 13 janvier 2026 à Kinshasa, la Banque Centrale du Congo (BCC) a participé à une réunion de l’Association Africaine de Crédit Rural et Agricole (AFRACA), organisée à l’Hôtel Fleuve Congo. Banques commerciales, institutions de microfinance, coopératives d’épargne et de crédit et acteurs de la finance de développement y ont discuté des blocages de la finance rurale et des solutions pour mieux financer l’agriculture en RDC.
La rencontre s’inscrit dans la continuité d’une audience tenue la veille entre le 1er Vice-Gouverneur de la BCC, Dieudonné Fikiri Alimasi, et la Secrétaire Générale de l’AFRACA, Carrol Bakang. Reçue au nom du Gouverneur, Mme Bakang a notamment exprimé sa reconnaissance pour l’accompagnement de la Banque centrale.
Ce que la BCC et ses partenaires cherchent à débloquer sur le terrain

Au centre des échanges, plusieurs leviers ont été mis sur la table : la finance verte, l’essor des fintechs, l’inclusion financière, l’adhésion des membres au réseau AFRACA et la relance du crédit agricole.
Derrière ces thèmes, l’enjeu est concret. La finance rurale vise à rapprocher les services financiers des zones où les ménages et les petits producteurs ont moins d’accès aux banques. Le crédit agricole, lui, correspond aux prêts qui permettent par exemple d’acheter des semences, du matériel ou de financer une campagne agricole. Quand ce crédit est rare ou trop cher, la production peut ralentir et les revenus restent fragiles.
Des participants du secteur financier ont souligné que l’implication de la BCC vise à rendre l’environnement plus favorable au monde rural, souvent sous-financé. Ils ont aussi discuté de la façon dont les fintechs et la finance verte peuvent élargir l’accès aux services financiers, à condition d’évoluer dans un cadre adapté.
L’AFRACA, présente dans 49 pays et active depuis près de 49 ans, a été citée comme un partenaire de référence pour accompagner ces échanges et renforcer la circulation d’expériences dans la région.
— M. KOSI

