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RDC, S&P garde la note « B- » et passe la perspective à « positive », ce que cela change pour l’accès aux financements

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Last updated: janvier 24, 2026 2:38 pm
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il y a 4 mois
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S&P Global Ratings
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Le 24 janvier 2026, le ministère des Finances annonce que S&P Global Ratings a confirmé la note souveraine de la RDC à « B- » et relevé la perspective de « stable » à « positive ». Pour le pays, c’est un message envoyé aux investisseurs au moment où le gouvernement dit se préparer à un accès aux marchés financiers internationaux en 2026.

Une note souveraine résume le risque perçu par les prêteurs quand un État cherche de l’argent. La note ne bouge pas, mais la perspective, elle, indique la direction probable si les tendances actuelles se maintiennent. Quand elle passe à « positive », l’agence suggère qu’une amélioration est possible si les résultats économiques se confirment.

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Le 24 janvier 2026, le ministère des Finances annonce que S&P Global Ratings a confirmé la note souveraine de la RDC à « B- » et relevé la perspective de « stable » à « positive ». Pour le pays, c’est un message envoyé aux investisseurs au moment où le gouvernement dit se préparer à un accès aux marchés financiers internationaux en 2026.Une perspective « positive » n’est pas un chèque en blanc, elle dépend de l’inflation, du budget et de l’économie hors mines

La RDC avait déjà vu sa note s’améliorer ces dernières années, avec un passage de « CCC+ » à « B- » avant cette révision de perspective. Le ministère rattache cette évolution à des efforts engagés depuis 2022, sur le budget et sur plusieurs réformes.

Une perspective « positive » n’est pas un chèque en blanc, elle dépend de l’inflation, du budget et de l’économie hors mines

Dans sa communication, le ministère des Finances présente cette décision comme une reconnaissance de la stabilité macroéconomique, « malgré les chocs internes et externes ». Le ministre Doudou Roussel Fwamba Likunde Li-Botayi y voit un levier de confiance, alors que l’exécutif dit viser un retour progressif vers des financements internationaux en 2026.

S&P met en avant plusieurs éléments. D’abord, l’évolution des prix. L’inflation, selon le texte, est retombée à un chiffre en 2025 après une période de fortes tensions. En clair, la hausse des prix resterait élevée pour les ménages, mais elle ne grimperait plus à des niveaux à deux chiffres. Pour une économie comme la RDC, c’est un indicateur regardé de près, parce qu’une inflation trop haute fragilise le pouvoir d’achat, rend les coûts imprévisibles pour les entreprises et complique la gestion de la monnaie.

Ensuite, la discipline budgétaire. S&P retient, d’après le communiqué, le maintien d’une gestion des dépenses et du budget dans un environnement international difficile. Pour les marchés, c’est une question simple : un État qui dépense au-delà de ses moyens doit emprunter plus vite, et plus cher. Une trajectoire budgétaire maîtrisée est donc un signal recherché, surtout au moment où plusieurs pays font face à des tensions de trésorerie et à des refinancements coûteux.

La croissance est aussi citée comme un point d’appui. Le texte parle d’un PIB réel « robuste », porté par le secteur extractif et par une progression graduelle d’activités non extractives. Cela compte parce que les recettes d’un pays très dépendant des matières premières varient avec les cours internationaux. Quand une part de l’économie se développe en dehors des mines, l’ensemble résiste mieux aux retournements de marché. Pour l’État, cela peut aussi élargir la base fiscale, donc les recettes intérieures.

Sur la dette publique, le ministère insiste sur un niveau d’endettement présenté comme parmi « les plus bas du monde », en mettant en avant une stratégie d’emprunt prudente, orientée vers des financements concessionnels. Concrètement, ces prêts sont en général à des conditions plus souples que celles des marchés. Pour un investisseur, une dette contenue réduit le risque qu’un pays soit obligé de couper brutalement ses dépenses ou d’augmenter fortement les impôts pour rembourser.

S&P relève enfin l’amélioration des marges de manœuvre externes, avec une accumulation progressive de réserves internationales et une plus grande stabilité du marché des changes. Les réserves sont une forme de coussin en devises. Elles aident à absorber des chocs, par exemple quand les entrées de devises ralentissent ou quand la demande de dollars augmente. Une stabilité du marché des changes est aussi un élément concret pour les entreprises qui importent, pour celles qui remboursent des contrats en devises, et pour la prévisibilité des prix des biens importés.

Pour le gouvernement, l’objectif affiché est d’avancer vers les marchés financiers internationaux. Le communiqué rappelle des priorités : renforcer la mobilisation des recettes intérieures, améliorer l’efficacité des dépenses publiques et poursuivre les réformes structurelles afin de soutenir une croissance durable. Ce vocabulaire vise un point précis : convaincre qu’il existe une trajectoire, pas seulement un résultat ponctuel. Les investisseurs regardent moins une annonce isolée que la capacité d’un État à répéter la même discipline sur plusieurs années.

Le texte mentionne aussi la conduite de l’action gouvernementale sous la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, avec une volonté de poursuivre les réformes fiscales, budgétaires et institutionnelles. Pour la notation, la continuité compte autant que les décisions. Une perspective « positive » peut basculer dans l’autre sens si l’inflation repart, si le budget se détériore, ou si l’économie reste trop exposée à un seul moteur.

C’est là que se situe la lecture la plus utile pour le public. Une perspective améliorée peut, à terme, faciliter l’accès à des financements et réduire le coût de l’argent pour l’État. Mais elle reste conditionnée à des résultats visibles : inflation durablement maîtrisée, finances publiques tenues, dette gérée avec prudence, et élargissement graduel de l’économie au-delà du seul extractif. Sans ces points, l’amélioration reste une possibilité, pas une promesse.

— M. KOSI

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