Réajustement du SMIG en RDC : une réunion gouvernement–syndicats prévue pour harmoniser l’application du décret

Partager

La Première ministre Judith Suminwa veut une application « harmonieuse » du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), six mois après l’entrée en vigueur du décret de réajustement. Elle a fixé cette orientation lors du Conseil des ministres du 9 janvier 2026 et prévoit une séance de travail le 12 janvier 2026 à la Primature.

Le SMIG est le salaire plancher légal, celui en dessous duquel un employeur ne peut pas rémunérer un travailleur. Pour le gouvernement, l’enjeu est de faire respecter cette règle de manière cohérente, sans interprétations divergentes selon les secteurs, les entreprises ou les provinces.

La réunion annoncée doit réunir les responsables de plusieurs corporations rassemblées au sein de l’Intersyndicale du Travail. Judith Suminwa explique vouloir écouter les préoccupations du monde du travail et les intégrer dans le suivi de la mesure, au moment où ses effets commencent à se faire sentir sur le terrain, côté employeurs comme côté travailleurs.

Les échanges attendus doivent servir à apprécier l’impact réel du réajustement du SMIG, et à repérer, si nécessaire, des points à corriger pour limiter les tensions. L’objectif affiché est de maintenir un dialogue social permanent, avec des discussions plus structurées entre partenaires sociaux.

Après la concertation, une étape attendue au Conseil National du Travail

Après la séance du 12 janvier 2026, le gouvernement prévoit de convoquer une réunion du Conseil National du Travail. Cette instance devra travailler à rapprocher les positions des parties prenantes, afin d’aboutir à une harmonisation des points de vue dans un cadre de consensus et de responsabilité partagée.

À travers cette séquence, l’exécutif réaffirme sa volonté de soutenir la justice sociale, de préserver la paix sociale et d’améliorer, sur la durée, les conditions de travail en RDC.

— M. KOSI

En savoir +

A la Une