La RDC et la Pologne veulent renforcer leur coopération dans plusieurs secteurs économiques, notamment les mines, l’agriculture, le numérique et le commerce. Les deux pays ont réaffirmé cette volonté le 27 mai 2026 à Varsovie, lors des consultations politiques entre la vice-ministre congolaise des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, et le sous-secrétaire d’État polonais Wojciech Zajachzkowski.
Selon le ministère congolais des Affaires étrangères, les discussions ont aussi porté sur les questions migratoires ainsi que sur la situation sécuritaire régionale et internationale. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre de la deuxième édition des consultations politiques officielles entre Kinshasa et Varsovie.
Pour la RDC, cette coopération s’inscrit dans une stratégie plus large de diversification des partenaires économiques au sein de l’Union européenne. Kinshasa cherche depuis plusieurs années à réduire sa dépendance vis-à-vis de quelques partenaires historiques européens et à attirer de nouveaux investisseurs dans des secteurs jugés prioritaires.
Les minerais stratégiques au centre des nouveaux partenariats

Les échanges entre les deux délégations ont mis en avant plusieurs domaines considérés comme prioritaires par les autorités congolaises. Dans le secteur minier, la RDC cherche à attirer des partenaires capables d’accompagner la transformation locale des minerais, le développement industriel et la modernisation des infrastructures.
Le pays possède d’importantes réserves de cuivre, de cobalt, de lithium et d’autres minerais utilisés dans les batteries, les véhicules électriques et les technologies numériques. Cette richesse place la RDC au cœur de la compétition internationale autour des ressources stratégiques.
Le numérique figure aussi parmi les axes de coopération évoqués à Varsovie. Kinshasa multiplie les partenariats destinés à accélérer la digitalisation des services publics, des systèmes financiers et des infrastructures économiques.
L’agriculture reste également un secteur ciblé. Les autorités congolaises cherchent à augmenter la production locale afin de réduire la dépendance alimentaire du pays et limiter les importations de produits agricoles.
Du côté polonais, cette ouverture vers la RDC traduit une volonté d’élargir sa présence économique en Afrique centrale. Moins présente historiquement dans le pays que la Belgique, la France ou l’Allemagne, la Pologne tente progressivement de renforcer ses relations commerciales et diplomatiques avec plusieurs États africains.
Les questions sécuritaires ont aussi occupé une partie des discussions. L’Est de la RDC reste confronté à une situation instable marquée par les violences armées et les tensions régionales. Depuis la guerre en Ukraine, la Pologne a renforcé son poids politique au sein de l’Union européenne sur les questions de sécurité et de défense, ce qui pourrait donner plus de visibilité aux discussions liées à la situation sécuritaire en Afrique centrale.
La vice-ministre Noëlla Ayeganagato a réaffirmé la volonté de Kinshasa de construire avec Varsovie un partenariat basé sur « le respect mutuel, la confiance réciproque et la convergence de vues ».
— Joldie KAKESA




