Le fondateur et directeur général de Buenassa, Eddy Kioni, figure parmi les intervenants annoncés à l’édition 2026 de l’African Mining Week, l’un des principaux rendez-vous du secteur minier africain, prévu du 14 au 16 octobre prochain au Cap, en Afrique du Sud.
Cette participation intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo cherche à renforcer sa position dans la chaîne de valeur mondiale des minerais stratégiques, en misant davantage sur la transformation locale et l’industrialisation de ses ressources naturelles.
Avec plus de vingt années d’expérience acquises dans les secteurs public et privé en Afrique et en Europe, Eddy Kioni s’est imposé comme l’une des figures émergentes de l’industrie minière congolaise. Son parcours est marqué par la conduite de projets industriels, la mobilisation des investissements, le développement d’infrastructures et la structuration de partenariats entre les secteurs public et privé.
À travers Buenassa, il défend une vision centrée sur la création de valeur ajoutée en RDC, notamment dans les filières du cuivre et du cobalt, deux minerais devenus essentiels pour la transition énergétique mondiale. L’entreprise porte notamment un projet de raffinerie destiné à renforcer les capacités locales de transformation et à réduire la dépendance du pays à l’exportation de matières premières non transformées.
L’African Mining Week réunira des décideurs gouvernementaux, des investisseurs, des compagnies minières, des institutions financières et des experts venus de plusieurs pays africains et d’ailleurs. Les discussions porteront notamment sur l’avenir des minerais critiques, les technologies minières, les infrastructures, les financements et les stratégies permettant de rendre l’exploitation minière plus durable.
La présence d’Eddy Kioni à cette rencontre illustre également l’intérêt croissant suscité par les projets industriels congolais auprès des acteurs internationaux. Alors que la RDC demeure le premier producteur mondial de cobalt et l’un des principaux producteurs de cuivre, les débats se concentrent de plus en plus sur les moyens de transformer davantage ces ressources sur le territoire national afin d’accroître les revenus, les emplois et les retombées économiques locales.
Les questions liées aux partenariats stratégiques, aux infrastructures énergétiques et au financement des projets industriels devraient également occuper une place importante dans les échanges. Pour plusieurs observateurs, le développement d’une industrie de transformation minière constitue l’une des conditions essentielles pour permettre à la RDC de capter une part plus importante de la valeur générée par ses ressources naturelles.
Dans un environnement marqué par la concurrence mondiale autour des minerais critiques nécessaires aux batteries, aux véhicules électriques et aux technologies de transition énergétique, la participation d’acteurs congolais à des forums internationaux comme l’African Mining Week apparaît comme une opportunité de promouvoir les ambitions industrielles du pays et d’attirer de nouveaux investissements.
À travers son intervention, Eddy Kioni devrait notamment partager son expérience dans le développement de projets industriels et présenter les perspectives de transformation du secteur minier congolais, dans un contexte où la RDC cherche à passer progressivement du statut d’exportateur de minerais bruts à celui d’acteur industriel à part entière.
— Peter MOYI






