Le développement du corridor de Lobito ne repose plus uniquement sur les chemins de fer, les routes ou les ports. À mesure que les échanges commerciaux se modernisent, les infrastructures numériques s’imposent comme un maillon stratégique de la compétitivité du secteur minier. À la DRC Mining Week 2026, le nouveau directeur général d’Africell RDC, Kory Webster, a présenté l’ambition de l’opérateur de devenir un partenaire de cette transformation numérique qui accompagne les investissements, la logistique et les échanges commerciaux en République démocratique du Congo.
Lorsque l’on évoque le corridor de Lobito, l’attention se porte généralement sur la réhabilitation du chemin de fer reliant la République démocratique du Congo, la Zambie et le port angolais de Lobito. Pourtant, un autre chantier avance en parallèle : celui de la connectivité numérique.
À l’occasion de la 21ᵉ édition de la DRC Mining Week, organisée à Lubumbashi, Africell RDC a affiché son ambition d’accompagner cette transformation en développant des solutions de connectivité destinées aux entreprises et aux grands projets d’infrastructures. Pour son nouveau directeur général, Kory Webster, la digitalisation est appelée à devenir un pilier de la compétitivité du secteur minier congolais.
La donnée devient une infrastructure économique

Aujourd’hui, une mine ne fonctionne plus uniquement avec des excavatrices, des camions et des convoyeurs. Elle repose également sur un échange permanent de données.
Les systèmes de géolocalisation des engins, le suivi des expéditions, la surveillance des sites, la maintenance prédictive des équipements, les transactions bancaires, les procédures douanières, les communications entre les sites d’exploitation et les centres de décision ou encore la cybersécurité dépendent tous de réseaux de télécommunications fiables et sécurisés.
Dans ce contexte, les opérateurs télécoms deviennent progressivement des partenaires industriels. Leur rôle dépasse désormais les services de téléphonie mobile. Ils contribuent à connecter les sites miniers, les plateformes logistiques, les ports, les postes frontaliers et les entreprises qui composent la chaîne de valeur du secteur extractif.
Le corridor de Lobito ne transportera pas seulement des minerais
Le corridor de Lobito est conçu pour accélérer les exportations de cuivre, de cobalt et d’autres minerais stratégiques produits en RDC et en Zambie. Mais cette infrastructure ne transportera pas uniquement des marchandises. Elle devra aussi faire circuler l’information.
Le traitement des documents douaniers, le suivi en temps réel des cargaisons, les opérations bancaires, les systèmes de paiement, les échanges entre compagnies minières, transporteurs, autorités portuaires et administrations publiques reposent de plus en plus sur des plateformes numériques.
Cette évolution crée de nouveaux besoins en matière de fibre optique, de centres de données, de services cloud, de cybersécurité et de connectivité à haut débit. Autrement dit, un corridor logistique moderne ne peut plus fonctionner efficacement sans un corridor numérique capable de sécuriser et d’accélérer les flux d’informations.
Une opportunité pour les télécommunications congolaises
La participation d’Africell RDC à la DRC Mining Week traduit cette évolution. L’opérateur souhaite renforcer son positionnement auprès des entreprises minières et des investisseurs en proposant des services adaptés à un secteur où la disponibilité du réseau, la sécurité des communications et la rapidité des échanges deviennent des critères de compétitivité.


Fort d’une expérience internationale acquise dans les télécommunications, le nouveau directeur général, Kory Webster, entend poursuivre les investissements du groupe en RDC, avec un accent particulier sur les services numériques destinés aux entreprises.
Au-delà de la stratégie d’un opérateur, cette dynamique illustre une mutation plus profonde de l’économie congolaise. Les infrastructures numériques deviennent progressivement aussi importantes que les routes, les chemins de fer, les ports ou l’électricité pour soutenir les investissements.
Pour la RDC, qui ambitionne de devenir un acteur majeur des chaînes de valeur des minerais critiques, le défi ne consiste plus seulement à extraire et transporter les ressources. Il est aussi de construire un environnement numérique capable de connecter les mines, les banques, les administrations, les transporteurs et les investisseurs dans un même écosystème.
L’avenir du corridor de Lobito se jouera donc autant sur les rails que dans les réseaux. Car, dans une économie de plus en plus pilotée par la donnée, la compétitivité d’un corridor ne se mesure plus uniquement au nombre de tonnes transportées, mais aussi à la vitesse, à la fiabilité et à la sécurité des informations qui les accompagnent. Cette évolution ouvre de nouvelles perspectives pour les opérateurs de télécommunications, dont Africell RDC, qui entend se positionner comme un partenaire clé du corridor de Lobito en développant des solutions de connectivité adaptées aux besoins des entreprises, de la logistique et de l’industrie minière.
— M. KOSI









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