Un appel à candidatures doit prochainement être lancé pour sélectionner 10 000 jeunes âgés d’au moins 18 ans dans le Lualaba et le Haut-Katanga. Les bénéficiaires suivront des formations numériques destinées à renforcer leur employabilité et leur accès aux activités économiques.
Dix mille jeunes des deux principales provinces minières de la République démocratique du Congo sont visés par une nouvelle initiative de formation aux compétences numériques. Le recrutement sera organisé dans le cadre de la composante Amélioration des compétences numériques en RDC, rattachée au Projet de bonne gestion des revenus infranationaux du secteur minier, ProGERIM II.
Selon l’annonce du programme, les candidats devront être âgés d’au moins 18 ans et résider dans le Lualaba ou le Haut-Katanga. L’appel n’est pas encore ouvert. Les modalités d’inscription seront communiquées lors de sa publication officielle.
Le dispositif est mis en œuvre par la GIZ avec l’appui de l’Union européenne dans le cadre de l’initiative Global Gateway. Il doit proposer des formations adaptées aux besoins du marché du travail et favoriser l’accès des participants à l’emploi, au travail indépendant ou à la création d’activités.
Des formations liées aux besoins des entreprises
Le développement des compétences numériques répond aux difficultés rencontrées par les entreprises pour recruter des profils capables d’utiliser les outils technologiques dans la gestion, la production, la communication et les services.
Des documents liés à ProGERIM II relèvent que les compétences numériques formelles restent souvent insuffisantes ou mal adaptées à la demande du marché congolais. Le projet prévoit notamment des formations professionnelles, des activités de sensibilisation et le développement de programmes permettant aux jeunes d’intégrer le secteur numérique comme salariés ou entrepreneurs. L’intérêt économique du programme dépendra du contenu des modules proposés et de leur adéquation avec les débouchés disponibles dans les deux provinces. Le Lualaba et le Haut-Katanga accueillent une forte concentration d’entreprises minières, de sous-traitants, de services administratifs et d’activités commerciales dont la numérisation accroît les besoins en compétences techniques.
Les formations pourront ainsi renforcer la capacité des jeunes à répondre aux demandes des entreprises locales, mais leur participation ne constituera pas automatiquement une garantie d’emploi. L’insertion dépendra également du niveau atteint, de l’accompagnement après la formation et des possibilités de recrutement ou d’entrepreneuriat.
Un recrutement encore au stade de l’annonce
À ce stade, le chiffre de 10 000 correspond à l’objectif de recrutement annoncé. Il ne représente pas encore le nombre de jeunes inscrits, sélectionnés ou formés.
Les candidats potentiels devront attendre la publication de l’appel officiel pour connaître les critères complets, les modules disponibles et la procédure de dépôt des dossiers. La prochaine étape mesurable sera donc l’ouverture effective des candidatures, suivie du nombre de jeunes retenus dans chaque province.
— J. KAKESA









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