La République démocratique du Congo a exporté 1 724 217,20 tonnes de cuivre au premier semestre 2026, selon les nouvelles statistiques provisoires du ministère des Mines. Les cathodes représentent près de 86 % des volumes et le mois de juin affiche le niveau mensuel le plus élevé du semestre avec 318 911 tonnes.
Les exportations congolaises de cuivre ont augmenté de 74 028,33 tonnes par rapport aux 1 650 188,87 tonnes enregistrées au premier semestre 2025. D’après un calcul de Lepoint.cd à partir des tableaux comparatifs du rapport, cette évolution correspond à une progression de 4,49 %, soit environ 4,5 % sur un an.
Cette variation appelle toutefois une précision statistique. Dans son commentaire consacré au marché du cuivre, le rapport de la Cellule Technique de Coordination et de Planification Minière estime la progression à 12 % par rapport au premier semestre 2025. Mais le même document fixe les volumes à 1,724 million de tonnes en 2026 contre 1,650 million un an auparavant. Ces deux valeurs aboutissent mathématiquement à 4,5 %. En l’absence d’une autre base de comparaison explicitée dans le rapport, Lepoint.cd retient donc le taux calculé à partir des tableaux, tout en signalant cet écart. Le document précise que ses statistiques sont provisoires et partielles.
Les cathodes représentent près de 86 % des exportations
La structure des ventes extérieures montre surtout le poids du cuivre déjà transformé sous forme de cathodes à 99,99 %. La RDC en a exporté 1 477 389,32 tonnes au cours des six premiers mois de l’année, soit 85,7 % du volume total de cuivre, selon un calcul de Lepoint.cd.
Le reste comprend 50 628,60 tonnes de cuivre métal contenu dans les concentrés, 194 036,97 tonnes de cuivre métal de fusion sous forme notamment d’anodes et de cuivre noir, ainsi que 2 162,32 tonnes de cuivre présenté sous d’autres formes. Le tableau officiel arrondit lui-même la part des cathodes à 86 %.
La progression des cathodes est plus rapide que celle du volume total. Elles étaient de 1 358 038,46 tonnes au premier semestre 2025, ce qui donne une hausse d’environ 8,8 % sur un an. Cette évolution signifie que l’augmentation des exportations provient davantage des produits à forte teneur en cuivre que d’une hausse uniforme de toutes les catégories exportées.
Le Lualaba domine très largement cette production de cathodes, avec 1 122 448,21 tonnes exportées au premier semestre, contre 354 941,11 tonnes pour le Haut-Katanga. Le Lualaba représente ainsi environ 76 % des exportations de cathodes et 65 % de l’ensemble du cuivre exporté par la RDC sur la période, selon les calculs de Lepoint.cd.
La concentration reflète le poids des grandes installations métallurgiques du Copperbelt congolais. Le tableau détaillé cite notamment TFM, CMOC Kisanfu, KCC, SCM, Metalkol et plusieurs autres producteurs parmi les exportateurs de cathodes du Lualaba.
Juin monte à 318 911 tonnes
La dynamique s’est renforcée à la fin du semestre. Les exportations totales sont passées de 252 140,79 tonnes en janvier à 318 911,18 tonnes en juin, soit une hausse de 26,5 % entre les deux mois. Après 305 836,86 tonnes en mars, les volumes avaient reculé à 297 045,32 tonnes en avril puis à 277 551,02 tonnes en mai avant de repartir fortement en juin.
Le deuxième trimestre totalise 893 507,51 tonnes, contre 830 709,69 tonnes au premier trimestre. La progression entre les deux périodes atteint donc environ 7,6 %. Juin constitue le plus important mois d’exportation du premier semestre 2026.
Ces données confirment une croissance des volumes congolais, mais à un rythme moins spectaculaire que les 12 % indiqués dans le commentaire analytique du rapport. La prochaine publication statistique devra permettre de déterminer si l’écart provient d’une révision de la base 2025, d’un périmètre différent ou d’une erreur dans le taux annoncé.
Pour l’économie congolaise, le chiffre à retenir reste pour l’instant celui des tableaux officiels. La RDC a exporté 1,724 million de tonnes de cuivre en six mois, dont près de 1,48 million sous forme de cathodes, avec une progression calculée de 4,5 % sur un an.
Peter MOYI









Votre avis compte
Une precision, un chiffre a corriger, une experience terrain ou une question utile ? Votre commentaire peut enrichir le debat economique.