L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) a présenté le 5 octobre 2026 à Kinshasa le bilan de ses 100 premiers jours, avec 45 projets examinés pour 2 684,8 mégawatts (MW) et plus de 2,3 milliards USD d’investissements projetés. Il s’agit de dossiers soumis à l’autorité, et non de capitaux déjà engagés dans les centrales.
Ces chiffres avaient été rendus publics une première fois le 29 juillet, selon la presse congolaise. Sur les 45 dossiers, 30 concernent la production et l’importation d’électricité et 15 la commercialisation et l’accès au réseau. L’ARE a émis 18 avis favorables, soit 40 % des projets analysés, d’après un calcul de Lepoint.cd. Rapporté à la capacité visée, le montant équivaut à environ 0,86 million USD par MW, un repère indicatif puisque le portefeuille mêle production, importation et distribution.
La nouveauté du 5 octobre tient aux actes remis aux opérateurs. La directrice générale, Soraya Aziz-Moto, a délivré publiquement une quarantaine d’avis favorables et de certificats de conformité, et l’ARE a présenté une plateforme numérique de gestion des plaintes des opérateurs et des consommateurs. Elle a aussi signé trois protocoles d’accord avec la Cellule d’analyse des indicateurs de développement (CAID) et le Réseau Mwangaza, et remis un livret de redevabilité au gouvernement.
Ce bilan s’inscrit dans l’ouverture du marché. L’ARE a achevé le 25 septembre, avec la Banque africaine de développement (BAD), une série d’ateliers sur des outils de régulation, dont le libre accès des tiers au réseau, qui précise comment un opérateur privé peut injecter son énergie dans les lignes de transport existantes.
La contrainte reste la distance entre un avis favorable et des mégawatts livrés. Kinshasa reçoit actuellement entre 390 et 450 MW pour un besoin de 1 200 MW, selon le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), Teddy Lwamba.
La part des 18 projets agréés qui atteindront la mise en service sera l’indicateur à suivre.









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