La SNEL consacre 60 % de son chiffre d'affaires au service de sa dette. Son directeur général a engagé le 22 octobre à Dubaï des discussions avec six institutions financières pour restructurer cette dette et financer quatre projets d'électricité.

La SNEL consacre 60 % de son chiffre d’affaires au service de sa dette. Son directeur général a engagé le 22 octobre à Dubaï des discussions avec six institutions financières pour restructurer cette dette et financer quatre projets d’électricité.
Teddy Lwamba, directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), a rencontré le jeudi 22 octobre JPMorgan, HSBC, Standard Chartered, Absa Group, Dubai Islamic Bank et EXIM Bank of India, en marge du forum The Africa Debate – UAE, organisé par Invest Africa. Les échanges portent sur la restructuration de la dette de l’entreprise publique et sur le financement de quatre projets de production et de transport d’électricité, dans le cadre de partenariats public-privé (PPP).
Lors d’un briefing à Kinshasa le 1er octobre, Teddy Lwamba a indiqué qu’environ 60 % des revenus de l’entreprise servent à rembourser sa dette, rapporte Focus Actu. Il a présenté les finances de la SNEL comme l’un des principaux obstacles à une amélioration durable du service d’électricité. Il a aussi mis en cause les impayés de l’État, qui représente environ 25 % de la consommation nationale. Un mécanisme de 2 millions de dollars par mois avait été convenu avec les autorités, mais les paiements restent nettement inférieurs aux attentes, selon la même source.
D’après les chiffres de la direction de la SNEL, l’État devait verser 24 millions de dollars en 2025 et n’en a versé que 930 000, soit 3,88 % du montant attendu et un manque à encaisser de 23,07 millions de dollars, selon les calculs de Lepoint.cd.
| Prévu | Réalisé | |
|---|---|---|
| 2025 | 24,00 M USD | 0,93 M USD |
Teddy Lwamba estime aussi que le tarif basse tension ne couvre pas le coût des nouvelles capacités, notamment solaires. Il propose des réformes économiques, une contribution financière possible de l’État et des relations plus claires entre l’État actionnaire, l’État client et la SNEL, d’après Focus Actu.
Une restructuration porterait sur le calendrier de remboursement. Un rééchelonnement allégerait les échéances annuelles et libérerait de la trésorerie pour l’exploitation et la maintenance. Les quatre projets en PPP concernent à la fois la production et le transport, deux maillons où la SNEL dépend aujourd’hui de ses propres moyens.
Teddy Lwamba dirige la SNEL depuis septembre 2025. Il a été ministre des Ressources en eau et de l’Électricité de 2024 à 2025.





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