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Grand Inga, la RDC envisage 4 800 MW d’abord pour les mines et l’industrie

Les autorités étudient une phase de Grand Inga d'environ 4 800 MW, destinée d'abord aux mines et à l'industrie, contre 11 200 MW dans une version antérieure ouverte à l'export. Les mines demandent environ 5 800 MW, dont la SNEL fournit moins de la moitié, selon son directeur général.

barrage inga

Les autorités étudient une phase de Grand Inga d’environ 4 800 MW, destinée d’abord aux mines et à l’industrie, contre 11 200 MW dans une version antérieure ouverte à l’export. Les mines demandent environ 5 800 MW, dont la SNEL fournit moins de la moitié, selon son directeur général.

Les autorités congolaises étudient une nouvelle configuration de la prochaine phase de Grand Inga, d’une capacité d’environ 4 800 MW, principalement destinée aux entreprises minières et aux utilisateurs industriels du pays, a rapporté Bloomberg le 5 novembre 2026, d’après Moneyweb. Les versions antérieures d’Inga III envisageaient jusqu’à 11 200 MW, avec des possibilités d’exportation vers l’Afrique australe, le Nigeria ou l’Égypte.

Des mines qui complètent par leurs propres moyens

Selon le directeur général de la SNEL, les besoins des sociétés minières atteignent environ 5 800 MW. L’entreprise publique leur fournit moins de la moitié de cette puissance. Les opérateurs complètent leur approvisionnement par des importations, des groupes électrogènes et des installations solaires. D’après Discovery Alert, le déficit dépasse 2 900 MW, dont environ 375 MW couverts par des importations et 400 MW par le diesel et le solaire.

Le ministre des Mines, Louis Watum, avait chiffré le déficit du Copperbelt à environ 1 500 MW en septembre 2025. Un cabinet de conseil l’estime autour de 1 000 MW. Les chiffres varient selon le périmètre retenu.

Une taille déjà envisagée

Un retour à 4 800 MW n’est pas inédit. Le projet Inga III avait été conçu à cette taille, pour un coût de 14 milliards de dollars, avant que la RDC ne l’agrandisse en 2017 à 10 000 ou 12 000 MW pour réduire les coûts unitaires et répondre à la demande, selon Reuters. Le président avait déjà annoncé un retour au plan de 4 800 MW en décembre 2019, d’après un titre de Bloomberg.

Le gouvernement cherche par ailleurs 12 milliards de dollars sur cinq ans pour la production, le transport et la distribution d’électricité, d’après Bloomberg et Discovery Alert. Aucun engagement de financement n’a été annoncé. La RDC et les États-Unis ont installé le 26 octobre à Paris un comité de coordination et de gouvernance de Grand Inga, qui prévoit un développement par phases.

Le pays mise aussi sur des solutions plus rapides, dont une centrale flottante de 135 MW à Matadi. L’accord a été signé en octobre 2026 pour une livraison visée fin 2026, selon Discovery Alert.

P. MOYI