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Délais dans le projet routier au Kasaï Central : entre enjeux logistiques et perspectives économiques

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Au cœur de la République démocratique du Congo, le projet de construction de la route Kananga-Kalamba Mbuji, d’une longueur de 220 kilomètres, traverse une période critique. Ce corridor, essentiel pour la connectivité régionale et le développement économique, fait face à des défis majeurs liés à l’approvisionnement en matériaux et à la gestion des ressources financières.

Jean Mabi Mulumba, à la tête du Bureau central de coordination (BCECO), pointe du doigt les difficultés d’approvisionnement en latérite, indispensable à la construction, et l’intensification du trafic sur cette voie vitale. « L’entreprise Toha Investiment, en charge des travaux, est instamment sollicitée pour mobiliser les engins nécessaires à l’avancement du projet, conformément aux engagements pris, » affirme M. Mabi. Cette entreprise a déjà bénéficié d’un financement initial de 9 millions de dollars de la part de l’État congolais, soulignant l’importance accordée à ce projet par les autorités.

L’implication du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans le lancement de ce projet il y a plus de 18 mois témoigne de l’importance socioéconomique de cette infrastructure. Elle vise à améliorer l’accès à la mer via la République d’Angola, favorisant ainsi le commerce et les échanges régionaux.

Le financement du projet, assuré par la Banque africaine de développement, avoisine les 178 millions de dollars, incluant un don du fonds africain de développement de près de 66 millions de dollars, un prêt de 75,17 millions de dollars et une contribution gouvernementale de 10 millions de dollars. Ce projet ambitieux espère renforcer la connectivité, stimuler le commerce transfrontalier et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations locales.

Le budget alloué pour 2024 s’élève à 25,74 millions de dollars, démontrant la volonté des autorités de poursuivre cet investissement stratégique. Georges Koshi Gimeya, secrétaire général aux Infrastructures et travaux publics, et président du Comité de pilotage, confirme l’adoption de ce plan lors d’une réunion clé à Kinshasa. Ce budget concerne également le projet de bitumage de la route Bukavu-Goma, dénotant une approche intégrée dans le développement des infrastructures du pays.

La réalisation de ce corridor transnational entre la République démocratique du Congo et l’Angola est un pilier pour l’économie régionale, envisageant non seulement l’amélioration des services de transport mais aussi l’impulsion du commerce transfrontalier. Face aux défis actuels, la mobilisation et la coordination entre les différents acteurs s’avèrent cruciales pour mener à bien ce projet de grande envergure.

Par L’ÉDITORIAL

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