Selon une étude de deux auteurs, dont un député national, le taux effectif d'impôt sur les rémunérations des agents publics est de 3,3 %, alors que le secteur privé fournit 87,3 % de l'impôt collecté. Une imposition de 5 à 10 % rapporterait 208 à 821 milliards de francs congolais de plus.

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Selon une étude de deux auteurs, dont un député national, le taux effectif d’impôt sur les rémunérations des agents publics est de 3,3 %, alors que le secteur privé fournit 87,3 % de l’impôt collecté. Une imposition de 5 à 10 % rapporterait 208 à 821 milliards de francs congolais de plus.
Les agents publics de l’État paient en moyenne 3,3 % d’impôt effectif sur leurs rémunérations, un taux inchangé entre 2024 et 2025, selon une étude publiée le 20 octobre dans l’African Scientific Journal. Ses auteurs sont Flory Mapamboli Posa et Yves Kabanga Kadima. Le premier est député national et ancien conseiller du ministre des Finances. Dans le privé, la retenue à la source peut atteindre 30 % de la base imposable selon la tranche de revenus, d’après une tribune de Flory Mapamboli Posa publiée le 19 novembre 2025 sur Actualité.cd.
L’impôt professionnel sur les rémunérations (IPR) a rapporté 3 186,0 milliards de francs congolais (CDF) en 2025, soit 19,3 % des recettes de la Direction générale des impôts (DGI) et 11,4 % des recettes courantes, selon l’étude. Le secteur privé en fournit 87,3 % et le secteur public 12,7 %, soit environ 405 milliards de CDF d’après un calcul de la rédaction.
Les prévisions ne sont pas atteintes de la même façon. Dans le privé, la réalisation atteint 123,2 % des prévisions en 2024 et 107,2 % en 2025. Dans le public, elle s’établit à 50,4 % en 2024 et 77,5 % en 2025.
| Secteur privé | Secteur public | |
|---|---|---|
| 2024 | 123,2 % | 50,4 % |
| 2025 | 107,2 % | 77,5 % |
Pour les auteurs, l’écart tient à l’organisation de la paie publique et non à un choix politique. Dans sa tribune de 2025, Flory Mapamboli Posa explique que les taux de 3 % et de 15 % appliqués aux agents publics le sont souvent de façon partielle, car primes et avantages ne passent pas toujours par des états de paie standardisés. Les prévisions pour 2026 et 2027 ne retiennent aucune amélioration du taux effectif, selon l’étude.
L’étude recommande de normaliser la paie publique, de généraliser la retenue à la source et d’appliquer effectivement l’impôt sur le revenu des personnes physiques en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Une simulation sur la base de 2025 montre qu’un taux effectif de 5 % à 10 % sur les rémunérations publiques apporterait 208 à 821 milliards de CDF supplémentaires. Ces montants correspondent à une masse de rémunérations imposable d’environ 12 260 milliards de CDF, selon un calcul de la rédaction.
La tribune de 2025 notait aussi que le projet de loi de finances 2026 attendait 872 milliards de CDF d’IPR du secteur privé, contre 64 milliards des agents publics.





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