Kamoa Copper commande 19 nouveaux camions et chargeuses souterrains à Sandvik pour environ 275 millions de couronnes suédoises, soit près de 29 millions USD au taux du 25 août. Les livraisons commenceront fin 2026 et accompagneront une période où Kamoa-Kakula doit reconstruire ses cadences après les perturbations de Kakula et préparer un retour au-dessus de 500 000 tonnes de cuivre par an à partir de 2028.
La commande annoncée mardi 25 août par Sandvik comprend 12 camions Toro TH663i et sept chargeuses Toro LH621i. Deux chargeuses seront équipées de la technologie AutoMine. Les quatre premiers camions doivent arriver au quatrième trimestre 2026, treize autres équipements au premier trimestre 2027, puis les deux dernières chargeuses au troisième trimestre 2027. Sandvik équipe les opérations souterraines de Kamoa-Kakula depuis 2019.
Le volet automatisation mérite particulièrement l’attention. Kamoa Copper avait déjà commandé en mai trois systèmes AutoMine Lite supplémentaires. Avec l’installation existante, le complexe doit ainsi disposer de quatre systèmes capables d’automatiser certaines opérations souterraines. Pour une mine confrontée à des contraintes géotechniques et à la nécessité d’augmenter les cadences de développement, l’enjeu porte autant sur la productivité que sur la sécurité et la disponibilité de la flotte.
Une commande qui arrive pendant la reconstruction des capacités
Le calendrier coïncide avec une période délicate pour Kamoa-Kakula. Après les événements sismiques et les entrées d’eau qui ont perturbé Kakula, Ivanhoe Mines a resserré sa prévision 2026 à 290 000–310 000 tonnes de cuivre, loin des 380 000–420 000 tonnes envisagées initialement. Zijin Mining estime de son côté que l’impact sur sa propre quote-part pourrait atteindre 57 000 tonnes en 2026.
Mais le plan minier montre déjà ce qui doit suivre. Ivanhoe prévoit de concentrer les 12 à 18 prochains mois sur le développement souterrain, les accès, la ventilation et le drainage avant l’exploitation de nouvelles zones à plus forte teneur. L’abattage de production a recommencé à Kamoa au deuxième trimestre 2026, tandis qu’à Kakula il n’est actuellement attendu qu’au second semestre 2027. Le groupe vise ensuite un retour de la production annualisée au-dessus de 500 000 tonnes à partir de 2028.
L’effort financier est déjà important. Kamoa-Kakula a dépensé 592 millions USD au premier semestre et prévoit entre 1,1 et 1,4 milliard USD d’investissements en 2026. Ivanhoe indique que 75 % des investissements d’expansion sont orientés vers l’accélération du développement minier, la ventilation et les infrastructures de dénoyage.
Sandvik ne précise pas si les 19 nouveaux engins sont directement destinés au plan de récupération de Kakula, à l’expansion des nouvelles zones minières ou au renouvellement normal de la flotte. Leur calendrier de livraison correspond néanmoins à la période durant laquelle Kamoa-Kakula doit augmenter fortement son développement souterrain.
Le signal le plus concret est donc celui de l’automatisation. Même après une année 2026 marquée par une production réduite, Kamoa-Kakula continue d’investir dans une flotte plus importante et davantage automatisée. Pour les investisseurs, le prochain indicateur sera de voir si ces équipements contribuent effectivement au retour des volumes vers les niveaux supérieurs à 500 000 tonnes visés à partir de 2028.
M. KOSI









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