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La CADECO annonce une digitalisation « à 90 % » et vise la chambre de compensation de la BCC

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La Caisse générale d’épargne du Congo (Cadeco SA) dit avoir porté son niveau de préparation à la digitalisation à près de 90 %, selon un communiqué consulté dimanche par l’ACP. L’institution met en avant le déploiement en cours de l’internet Starlink dans ses agences de Kinshasa et dans plusieurs provinces, avec l’objectif d’intégrer la chambre de compensation de la Banque centrale du Congo (BCC).

La direction de la Cadeco présente la digitalisation de ses opérations financières comme un levier pour rétablir la confiance autour de cette banque publique. Dans le communiqué, l’institution explique que la modernisation de ses outils et de ses procédures vise aussi la gestion et la sécurisation des ressources publiques, en particulier celles liées au Trésor public.

Le document indique que le directeur général, cité dans le texte, a engagé une transformation destinée à renforcer le rôle de la Cadeco dans la collecte et la protection des fonds publics. La banque affirme aussi vouloir étendre la « bancarisation » sur l’ensemble du territoire. Concrètement, il s’agit de permettre à davantage de personnes d’ouvrir un compte, d’épargner, de recevoir des paiements et d’effectuer des opérations de base via une institution formelle.

La Cadeco dit avoir mis l’accent sur le terrain, avec des descentes opérationnelles dans les services et aux guichets. L’objectif annoncé est d’identifier les dysfonctionnements, de fixer des priorités et d’engager une transition progressive vers des pratiques de travail plus modernes. La banque insiste sur la place de la technologie dans ce chantier, en affirmant que « la modernisation technologique constitue le pilier central » des actions menées.

Dans ce cadre, le communiqué précise que le déploiement de Starlink est en cours à Kinshasa et dans plusieurs provinces jugées stratégiques. L’institution met cette connectivité en avant comme une condition pour fiabiliser les opérations numériques, accélérer les traitements et limiter les interruptions qui affectent souvent les services financiers lorsque l’accès à internet est instable.

Ce que changerait l’intégration à la chambre de compensation pour le Trésor public

La Cadeco explique que son niveau de préparation, estimé à près de 90 %, ouvre la voie à une intégration prochaine à la chambre de compensation de la BCC. Cette chambre de compensation est un mécanisme qui permet aux banques et établissements financiers de « régler » entre eux les paiements effectués par leurs clients. En pratique, elle sert à faire circuler l’argent de manière sécurisée et organisée lorsqu’une personne ou une administration envoie un paiement vers un compte situé dans une autre banque.

Pour une institution qui traite des opérations liées au Trésor public, l’enjeu est de fluidifier les transferts et de réduire les délais de règlement. La Cadeco présente cette étape comme déterminante pour améliorer la circulation des flux financiers, surtout ceux qui concernent les opérations du Trésor. Cela peut toucher, selon les cas, des paiements, des encaissements ou des mouvements de fonds entre services publics et partenaires.

La banque rappelle aussi l’étendue de son réseau. Elle dit couvrir les 145 territoires de la RDC, avec 30 territoires « dépourvus de toute autre institution bancaire ». Ce point est mis en avant pour défendre un rôle de premier plan dans l’inclusion financière, c’est-à-dire l’accès aux services bancaires pour des populations qui en sont éloignées, faute d’agences ou d’offres adaptées.

Créée il y a près de soixante-quinze ans, la Cadeco est présentée comme la seule banque commerciale à capitaux entièrement publics en RDC. Le communiqué rappelle sa position dans la mobilisation de l’épargne, la collecte et la sécurisation des fonds du Trésor public, ainsi que l’accompagnement de l’économie nationale.

Enfin, le texte précise que l’institution est dirigée par Célestin Mukeba, nommé directeur général en août dernier par ordonnance présidentielle.

— M. KOSI

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