RDC–Arabie saoudite, les Mines veulent un calendrier pour appliquer l’accord signé en janvier 2024

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À Riyad, le 13 janvier 2026, en marge du Future Minerals Forum (13–15 janvier), le ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, a échangé avec le ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales, Bandar bin Ibrahim Al-Khorayef. Les deux responsables ont décidé d’accélérer l’application du mémorandum d’entente signé en janvier 2024.

L’objectif affiché est de transformer cet accord en actions concrètes, avec une feuille de route et des étapes datées.

De l’accord écrit aux projets concrets, ce que la RDC cherche à obtenir

Au centre des discussions, il y a la mise en œuvre du Mémorandum d’Entente (MoU), un document qui fixe un cadre de coopération, mais qui ne produit d’effets économiques réels que si les parties se mettent d’accord sur le « comment », le « qui fait quoi » et le « quand ». La RDC et l’Arabie saoudite veulent donc établir un échéancier précis pour passer à une organisation opérationnelle du partenariat.

Future Minerals Forum

Louis Watum Kabamba a mis l’accent sur un point, passer du dialogue à l’exécution. Pour Kinshasa, l’enjeu est d’obtenir des retombées mesurables, notamment sur trois axes. D’abord, l’industrialisation, car exporter des minerais bruts rapporte moins que développer des activités de transformation. Ensuite, la création de valeur locale, ce qui renvoie à la production sur place, aux services liés aux mines et aux emplois. Enfin, des investissements stratégiques, qui peuvent renforcer les capacités du secteur minier et des filières associées.

La rencontre s’est tenue avec une délégation congolaise comprenant, entre autres, le Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines et des responsables de structures relevant du ministère des Mines, un signal que le suivi du dossier doit être coordonné.

À l’issue des échanges, les deux parties ont acté la mise en place rapide d’un mécanisme technique conjoint, chargé de fixer les priorités, d’attribuer les responsabilités et de définir le calendrier d’application du MoU.

— M. KOSI

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