Le Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), a approuvé une subvention de 14,26 millions de dollars destinée à renforcer les systèmes de santé dans sept pays d’Afrique de l’Ouest confrontés à des défis persistants en matière d’accès aux soins, de régulation pharmaceutique et de préparation aux crises sanitaires.
Le financement, accordé à l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS), bénéficiera au Bénin, à la Gambie, à la Guinée, à la Guinée-Bissau, au Libéria, à la Sierra Leone et au Togo. L’objectif affiché est d’améliorer la qualité des soins de santé, de renforcer la capacité de réponse aux urgences de santé publique et de mieux protéger les populations contre les risques sanitaires transfrontaliers.
Ce projet prévoit de consolider les capacités des autorités nationales chargées de la réglementation des médicaments au Bénin, en Gambie, au Libéria et en Sierra Leone afin qu’elles atteignent le niveau 3 de l’échelle mondiale de maturité, une référence internationale en matière de supervision pharmaceutique. En Gambie, les laboratoires nationaux de contrôle qualité seront également équipés pour améliorer l’analyse des médicaments et des produits de santé.
A en croire la BAD, l’initiative répond à une réalité régionale : les menaces sanitaires ignorent les frontières.
« Les maladies transmissibles, la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de la santé, la faiblesse des systèmes de réglementation pharmaceutique et les capacités limitées des laboratoires constituent des défis transnationaux qui ne peuvent être relevés efficacement par des investissements nationaux isolés », a déclaré Lamin Barrow, directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Ouest.
Par ailleurs, le programme prévoit la mise en place de laboratoires transfrontaliers « Une seule santé » au Bénin et au Togo dans le cadre de la Pharmacopée ouest-africaine. Des équipements biomédicaux et de diagnostic seront fournis ou réhabilités dans plusieurs établissements de santé de Guinée, de Guinée-Bissau, du Libéria et de Sierra Leone, notamment dans les unités de soins intensifs ainsi que dans les services de dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein.
Au-delà du renforcement des infrastructures sanitaires, le projet entend également soutenir la planification des investissements dans le secteur de la santé. Des études seront menées sur le potentiel des investissements de la diaspora africaine, les besoins en personnel de santé et l’élaboration de pactes nationaux pour le développement des ressources humaines médicales.
La BAD souligne, en outre, les retombées économiques attendues de cette initiative. L’amélioration des mécanismes de contrôle de qualité devrait réduire la circulation des médicaments contrefaits et faciliter les activités des fabricants et fournisseurs pharmaceutiques locaux.
Le volet consacré à la formation des jeunes pourrait générer près de 300 emplois, dont plus de 40 % seraient occupés par des femmes.
Eldad B.









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