Les régies financières ont mobilisé 1 441,9 milliards de CDF au 16 juillet 2026, contre 1 221,2 milliards de dépenses exécutées. Cet écart dégage un excédent provisoire de 220,7 milliards de CDF, alors que le Gouvernement vise un solde mensuel positif de 560,3 milliards.
Le Trésor congolais a enregistré davantage de recettes que de dépenses durant la première moitié de juillet 2026. Les ressources collectées par la Direction générale des impôts, la Direction générale des douanes et accises et la DGRAD ont couvert environ 118 % des décaissements effectués sur la période, selon un calcul de Lepoint.cd fondé sur les statistiques de la Banque centrale du Congo. La DGI demeure la principale source de revenus publics avec 767,5 milliards de CDF. Ce montant représente 53,2 % des recettes mobilisées. La DGDA a collecté 469,8 milliards de CDF, soit 32,6 %, tandis que la DGRAD a fourni 204,7 milliards de CDF, correspondant à 14,2 % du total.
La somme des contributions détaillées atteint 1 442 milliards de CDF, contre un total global de 1 441,9 milliards communiqué par la BCC. Cet écart de 0,1 milliard résulte de l’arrondissement des données présentées par régie.
Les recettes progressent de 12,5 % sur une année
À la même date en 2025, les trois régies avaient mobilisé 1 282,1 milliards de CDF. La collecte de juillet 2026 affiche ainsi une progression d’environ 159,9 milliards de CDF, soit 12,5 % en glissement annuel, selon un calcul de Lepoint.cd. Cette hausse renforce temporairement la couverture des charges du Trésor. Elle ne suffit toutefois pas, à elle seule, à mesurer la performance budgétaire de l’ensemble de l’exercice, puisque les statistiques portent sur les opérations exécutées durant la première moitié du mois.
Les dépenses publiques ont atteint 1 221,2 milliards de CDF au 16 juillet. Les rémunérations des agents et fonctionnaires de l’État ont absorbé 215,4 milliards de CDF, soit environ 17,6 % des décaissements. Les frais financiers se sont établis à 17,6 milliards de CDF. L’excédent de 220,7 milliards de CDF correspond à la différence entre les recettes encaissées et les dépenses effectivement réglées à cette date. Il constitue donc une photographie provisoire de la trésorerie et non le solde définitif du mois ou de l’année.
L’objectif mensuel dépend des flux de la seconde moitié de juillet
Le plan de trésorerie prévoit 3 725,2 milliards de CDF de recettes pour l’ensemble du mois de juillet, contre 3 164,9 milliards de dépenses. Si ces niveaux sont atteints, le Trésor dégagerait un excédent mensuel de 560,3 milliards de CDF.
Au 16 juillet, les recettes déjà mobilisées représentaient environ 38,7 % de la prévision mensuelle, tandis que les dépenses exécutées atteignaient 38,6 % du niveau programmé. Le rythme observé apparaît donc presque identique des deux côtés du plan de trésorerie. Pour atteindre l’objectif de juillet, les régies devaient encore collecter environ 2 283,3 milliards de CDF après le 16 juillet. Dans le même temps, le Gouvernement disposait d’une marge de décaissement de 1 943,7 milliards de CDF par rapport à sa programmation mensuelle.
Le résultat définitif dépendra ainsi de la capacité des régies à accélérer les encaissements durant la seconde moitié du mois, mais aussi du rythme auquel le Trésor exécutera les rémunérations, les dépenses de fonctionnement, les investissements et les autres engagements publics.
— M. KOSI









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