La République démocratique du Congo et l’Angola accélèrent le processus d’opérationnalisation de la Zone maritime d’intérêt commun (ZIC), un espace partagé qui concentre d’importantes perspectives dans le secteur des hydrocarbures. Lors de la 96e réunion du Conseil des ministres, tenue vendredi 14 août à la Cité de l’Union africaine, la ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a présenté une note d’information consacrée à l’état d’avancement de la mise en œuvre de l’Accord de gouvernance et de gestion de la ZIC.
Cette communication intervient après une avancée majeure enregistrée le 22 juillet dernier à Luanda. À cette occasion, Acacia Bandubola Mbongo et le ministre angolais des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz, Diamantino Pedro Azevedo, ont signé un avenant au contrat de partage de production encadrant la gouvernance de cette zone maritime.
Devant le Conseil des ministres, la ministre des Hydrocarbures a notamment fait état de la ratification des instruments juridiques relatifs à la ZIC et de leur publication au Journal officiel.
Elle a également évoqué la mise en place des organes de gouvernance mixte appelés à assurer le pilotage de cet espace partagé.
L’objectif est désormais de franchir une nouvelle étape avec le lancement effectif des activités d’exploration dans les blocs concernés, avant une éventuelle entrée en production.
Pour la République démocratique du Congo, l’enjeu dépasse la seule exploitation pétrolière. L’opérationnalisation de la ZIC est présentée comme une opportunité de renforcer les recettes publiques grâce aux revenus générés par l’exploitation des hydrocarbures, notamment les bonus, impôts, taxes et pénalités.
Ce projet devrait également ouvrir des perspectives en matière de création d’emplois qualifiés pour les Congolais et de développement des compétences techniques nationales dans le secteur pétrolier.
La mise en valeur de cette zone pourrait, par ailleurs, contribuer à diversifier les approvisionnements énergétiques du pays et à réduire progressivement sa dépendance aux importations.
Eldad B.









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