La République démocratique du Congo reste éligible à l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) jusqu’au 31 décembre 2028, a confirmé l’ambassade des États-Unis à Kinshasa le 24 septembre 2026. Les échanges de la RDC avec les États-Unis ont été multipliés par près de quatre en 2025, mais ils reposent presque entièrement sur les minerais.
La confirmation a été remise au ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, par le conseiller administratif de l’ambassade, Richard C. Nicholson. Elle fait suite à la loi américaine promulguée début septembre 2026, qui prolonge l’AGOA de deux ans. Le programme, créé en 2000, ouvre aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles un accès en franchise de droits au marché américain pour plus de 1 800 lignes tarifaires. Il avait expiré le 30 septembre 2025, puis avait été rétabli en février 2026 jusqu’au 31 décembre 2026, avec effet rétroactif.
Le ministre a invité les exportateurs à se rapprocher de l’Agence nationale pour la promotion des exportations (ANAPEX) pour maîtriser les procédures et les normes de qualité exigées par le marché américain.
Un commerce bilatéral tiré par le cuivre et le cobalt
Selon les données présentées par Kinshasa à l’Office du représentant américain au Commerce (USTR), les échanges entre les deux pays ont atteint 2,15 milliards USD en 2025, contre 541 millions USD en 2024, soit une multiplication par près de quatre d’après un calcul de Lepoint.cd. Les importations américaines en provenance de la RDC représentent 1,93 milliard USD de ce total et portent surtout sur le cobalt et le cuivre.
La tendance se poursuit en 2026. D’après des données douanières américaines compilées par Metal.com, les importations américaines en provenance de la RDC ont atteint environ 2,12 milliards USD entre janvier et juillet 2026, en hausse d’environ 66 % sur un an, dont près des trois quarts pour le cuivre et ses produits. En juillet, la RDC a livré un niveau record de 53 290 tonnes de cathodes de cuivre aux États-Unis, soit 23,9 % de leurs importations de cuivre raffiné ce mois-là.
Pour l’économie congolaise, l’enjeu de l’AGOA est donc de diversifier ces ventes. Kinshasa cherche à accroître la part des produits agricoles et manufacturés dans ses exportations vers les États-Unis, aujourd’hui très minoritaire.
L’éligibilité des pays au programme fait l’objet d’un examen annuel. Cet examen et la part des produits non miniers dans les envois vers les États-Unis seront les indicateurs à suivre avant l’échéance de décembre 2028.
M. KOSI









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