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Corridor central : la RDC adopte une stratégie pour sécuriser 7,7 Millions de tonnes de fret

Le gouvernement congolais passe à l'offensive pour mieux contrôler les marchandises qui transitent par la Tanzanie. Lors de la 101ᵉ réunion du Conseil des ministres tenu le vendredi dernier, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a exposé une stratégie destinée à capter, sécuriser et maîtriser les importations et exportations congolaises acheminées par le port de Dar es-Salaam et le reste du corridor central.

Port de Dar es Salaam
Port de Dar es Salaam

Le gouvernement congolais passe à l’offensive pour mieux contrôler les marchandises qui transitent par la Tanzanie. Lors de la 101ᵉ réunion du Conseil des ministres tenu le vendredi dernier, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a exposé une stratégie destinée à capter, sécuriser et maîtriser les importations et exportations congolaises acheminées par le port de Dar es-Salaam et le reste du corridor central.

Selon le compte rendu lu par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cette initiative met en œuvre une instruction du chef de l’État, donnée lors de la 97ᵉ réunion du Conseil.

L’enjeu est à la fois économique et logistique. Chaque année, plus de 7,7 millions de tonnes de fret congolais empruntent ce port, une voie d’approvisionnement majeure pour l’Est et le Sud-Est du pays, dont le désenclavement reste une priorité.

Kinshasa en attend une meilleure traçabilité des marchandises, des contrôles renforcés et une mobilisation accrue des recettes publiques, sans perdre de vue la compétitivité des opérateurs économiques.

Un système électronique de suivi, bâti avec Dar es-Salaam

La stratégie prévoit, avec la collaboration de la Tanzanie, un système intégré de traçabilité électronique, déployé progressivement. Il suivra les cargaisons du port de Dar es-Salaam jusqu’aux frontières congolaises.

Concrètement, il permettra l’échange électronique des manifestes, l’identification unique de chaque cargaison, le suivi de son contenu et la détection d’anomalies. Objectif : surveiller de plus près les opérations commerciales et réduire les pertes de recettes dues au manque de traçabilité.

Par ailleurs, le gouvernement veut accélérer l’exploitation stratégique du port sec de Kwala, pour renforcer la présence congolaise sur le corridor central, notamment par le regroupement et la sécurisation des marchandises.

Une feuille de route concertée précise les responsabilités des sept ministères concernés.

D’après le compte rendu, les actions préparatoires doivent démarrer avant la signature d’un accord commercial bilatéral avec la Tanzanie, attendue dans un délai maximal de 90 jours.

L’exécutif entend aussi renforcer la présence des institutions intervenant dans la chaîne logistique et commerciale, parmi lesquelles la Direction générale des douanes et accises (DGDA) et l’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM).

Par cette démarche, Kinshasa cherche à mieux encadrer les échanges sur le corridor central et à accroître les retombées pour le Trésor public comme pour les opérateurs nationaux.

Après débat et délibération, le Conseil des ministres a adopté le dossier, ouvrant la voie à la poursuite des actions prévues par la feuille de route.

Eldad B.