Les ministres de l'Électricité de la RDC et du Congo-Brazzaville ont décidé le 9 octobre à Kinshasa d'accélérer la Boucle de l'Amitié énergétique, qui relie Pointe-Noire, Brazzaville, Kinshasa et Inga. Ils ont aussi fait le point sur le projet hydroélectrique de Pioka-Tombé, de 6 450 MW.

Les ministres de l’Électricité de la RDC et du Congo-Brazzaville ont décidé le 9 octobre à Kinshasa d’accélérer la Boucle de l’Amitié énergétique, qui relie Pointe-Noire, Brazzaville, Kinshasa et Inga. Ils ont aussi fait le point sur le projet hydroélectrique de Pioka-Tombé, de 6 450 MW.
Aimé Sakombi Molendo, ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, a reçu son homologue congolais Bruno Jean-Richard Itoua. Selon le communiqué relayé, les deux ministres sont convenus d’accélérer l’opérationnalisation des mécanismes bilatéraux de suivi, l’actualisation des études techniques et la mobilisation des financements nécessaires. L’objectif affiché est de sécuriser les échanges d’électricité entre les deux rives du fleuve et de renforcer l’intégration énergétique en Afrique centrale.
La boucle relie Inga, Cabinda en Angola, Pointe-Noire et Brazzaville, puis revient vers Kinshasa et Inga, selon Bankable. L’étude de faisabilité de la ligne Pointe-Noire–Brazzaville, financée par l’Union européenne et confiée au cabinet Cowater International, a été lancée le 7 janvier 2025. Vingt et un mois se sont écoulés depuis, d’après un calcul de Lepoint.cd. Une fois les études terminées, il reste à sécuriser les fonds et à choisir les entreprises de construction. Un tronçon Inga–Kinshasa de 400 kV est déjà posé.
C’est ce stade que visent les ministres avec l’actualisation des études. Pour les opérateurs d’électricité des deux pays, une interconnexion permet d’échanger du courant selon les besoins. Kinshasa et Brazzaville sont déjà liées par un accord de partage de 30 MW, rapporté par Bankable.
Le projet hydroélectrique de Pioka-Tombé, sur le fleuve Congo entre Kinshasa et Luozi, a fait l’objet d’un protocole d’accord signé le 26 février 2026 à Brazzaville, selon MediaCongo. Sa capacité de 6 450 MW est celle annoncée par les deux gouvernements. Le protocole est signé, le projet n’est pas encore financé.
Les deux pays réaffirment leur ambition de transformer le potentiel énergétique du fleuve en infrastructures, au service de l’accès à l’électricité et du développement économique.
Le prochain indicateur à suivre est la mobilisation des financements de la boucle, qui conditionne le lancement des travaux.





Chaque jour, les informations économiques de la RDC qu’il ne faut pas rater, directement sur votre téléphone.
Rejoindre la chaîne
Sign in to your account