Les crédits de Standard Bank RDC atteignent 3 626 milliards de francs congolais fin juin 2026, soit l'équivalent de 1,6 milliard de dollars et 11 % de plus qu'à fin 2025. Son rapport Pilier III montre aussi que 89,9 % de l'encours va aux mines et aux télécommunications, d'après un calcul de Lepoint.cd.

Les crédits de Standard Bank RDC atteignent 3 626 milliards de francs congolais fin juin 2026, soit l’équivalent de 1,6 milliard de dollars et 11 % de plus qu’à fin 2025. Son rapport Pilier III montre aussi que 89,9 % de l’encours va aux mines et aux télécommunications, d’après un calcul de Lepoint.cd.
Standard Bank RDC a accordé 3 626 milliards de francs congolais de crédits à fin juin 2026, contre 3 176 milliards à fin 2025 et 3 238 milliards à fin 2024, selon son rapport Pilier III au 30 juin 2026 et ses rapports précédents. Cette hausse de 14,2 % sur six mois est en partie un effet de change. En effet, 98,2 % des crédits sont libellés en devises, et le dollar est passé de 2 181 à 2 244 francs entre décembre 2025 et juin 2026, après 2 851 francs fin 2024. Convertis aux cours de chaque arrêté, les crédits équivalent à 1,62 milliard de dollars, contre 1,46 milliard fin 2025 (+11,0 %) et 1,14 milliard fin 2024, d’après un calcul de Lepoint.cd.
| Crédits à la clientèle (équivalent USD) | |
|---|---|
| 31 déc. 2024 | 1 135,7 M USD |
| 31 déc. 2025 | 1 455,8 M USD |
| 30 juin 2026 | 1 615,9 M USD |
Les dépôts de la clientèle suivent. Ils atteignent 1 692 milliards de francs, contre 1 257 milliards fin 2025 (+34,6 %), dont 84,5 % en devises. Les crédits représentent ainsi 2,14 fois les dépôts, contre 2,53 fois fin 2025 et 2,73 fois fin 2024, d’après un calcul de Lepoint.cd. Le reste est financé par les correspondants ordinaires, qui pèsent 3 081 milliards, soit 59,3 % du passif, contre 62,5 % fin 2025. À cette date, le rapport indiquait que 2 209 milliards de ce poste, soit 79,6 %, venaient du groupe Standard Bank.
Les industries extractives absorbent 2 439 milliards de francs, soit 67,3 % de l’encours, et les télécommunications 821 milliards, soit 22,6 %. À elles deux, elles pèsent 89,9 %, d’après un calcul de Lepoint.cd. Viennent ensuite l’administration publique (107,5 milliards), la production industrielle (83,3), la distribution de produits pétroliers (57,1) et le commerce de gros (49,7).
| Encours de crédits | |
|---|---|
| Mines | 2 439,4 Mds CDF |
| Télécoms | 820,9 Mds CDF |
| Administration publique | 107,5 Mds CDF |
| Production industrielle | 83,3 Mds CDF |
| Produits pétroliers | 57,1 Mds CDF |
| Commerce de gros | 49,7 Mds CDF |
Fin 2024, selon le rapport de cette date, les mines représentaient 80,7 % de l’encours et les télécommunications 15,0 %. La part des mines recule, alors que leur encours en équivalent dollars progresse de 917 à 1 087 millions. Celui des télécoms passe de 171 à 366 millions, d’après un calcul de Lepoint.cd. Les entreprises privées reçoivent 96,7 % de l’encours, les administrations et entreprises publiques 3,2 % et les ménages 0,1 %, soit 4,5 milliards de francs. Les crédits en francs congolais ne pèsent que 22,2 milliards, soit 0,6 %.
Le résultat net du premier semestre 2026 s’établit à 40,0 milliards de francs, contre 39,5 milliards un an plus tôt (+1,2 %). Le produit net bancaire reste à 94,5 milliards (+0,7 %) et le résultat brut d’exploitation à 53,9 milliards, contre 53,3 milliards. Sous cette stabilité, les produits sur opérations avec la clientèle progressent de 30,2 % à 26,3 milliards, tandis que les produits de trésorerie et interbancaires reculent de 25,2 % à 31,4 milliards. Les frais généraux baissent de 0,9 % à 21,1 milliards, alors que l’impôt sur le bénéfice augmente de 52,8 % à 11,5 milliards.
| S1 2025 | S1 2026 | |
|---|---|---|
| Produit net bancaire | 93,8 Mds CDF | 94,5 Mds CDF |
| Résultat brut d'exploitation | 53,3 Mds CDF | 53,9 Mds CDF |
| Résultat net | 39,5 Mds CDF | 40,0 Mds CDF |
Le coefficient d’exploitation, que Lepoint.cd calcule comme la part du produit net bancaire absorbée par les charges, est de 42,9 % contre 43,1 % un an plus tôt.
Le ratio de solvabilité global est de 19,37 %, pour un minimum de 10 %, contre 26,16 % fin 2025. Les fonds propres de base progressent de 1,8 % à 217,9 milliards de francs, mais les risques pondérés augmentent de 38,1 % à 1 215 milliards, avec le crédit. Le déficit reporté passe de 87,6 à 2,8 milliards, soit un écart de 84,8 milliards, égal au bénéfice de 2025.
La liquidité globale recule à 136 % contre 185 % fin 2025 et, en devises, à 115 % contre 152 %, pour une norme de 100 %. Le ratio de levier est de 4,22 % pour une norme imprimée à 5 %, et le ratio de division des risques de 90 % pour une norme de 30 %. Le rapport de la banque pour 2024 associait ce dernier aux avoirs sur les correspondants étrangers et mentionnait un projet de norme de levier à 3 %.
La banque déclare zéro créance en souffrance, restructurée ou radiée, avec une provision générale de 5,6 milliards, soit 0,16 % de l’encours. Les tableaux du rapport ne se recoupent pas toujours, notamment sur les crédits d’engagement (59,9 ou 112,8 milliards selon le tableau) et sur le nombre d’actions du capital. Sur le contentieux fiscal, 13,2 milliards de francs restent réclamés au titre du contrôle 2021-2023, après un dégrèvement de 10,3 milliards.





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