L'aide publique au développement a reculé de 23,3 % en 2025, la plus forte baisse jamais enregistrée, et l'OCDE attend un nouveau repli de 6,9 % en 2026. Kinshasa prévoit pourtant de mobiliser environ 4 milliards de dollars de ressources extérieures en 2027, soit 16 % de son budget, d'après un calcul de Lepoint.cd.

L’aide publique au développement a reculé de 23,3 % en 2025, la plus forte baisse jamais enregistrée, et l’OCDE attend un nouveau repli de 6,9 % en 2026. Kinshasa prévoit pourtant de mobiliser environ 4 milliards de dollars de ressources extérieures en 2027, soit 16 % de son budget, d’après un calcul de Lepoint.cd.
L’aide publique au développement (APD), qui regroupe les dons et les prêts à conditions favorables versés par les États donateurs, est tombée à 174,3 milliards de dollars en 2025, soit 0,26 % du revenu national brut des pays donneurs. Elle était de 215,1 milliards de dollars en 2024, soit 0,34 %, selon les données préliminaires publiées par l’OCDE en avril 2026. En termes réels, l’organisation chiffrait alors le recul à 23,1 %. Ses projections de juillet 2026 le portent à 23,3 %, après 8,5 % en 2024, et annoncent une baisse de 6,9 % en 2026.
| Variation de l'APD | |
|---|---|
| 2024 | -8,5 % |
| 2025 | -23,3 % |
| 2026 (projection) | -6,9 % |
Ce recul s’explique d’abord par les États-Unis, dont l’aide a baissé de 56,9 % et qui représentent à eux seuls environ les trois quarts de la chute. L’Allemagne devient pour la première fois le premier fournisseur, avec 29,1 milliards de dollars. L’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et la France expliquent 95,7 % de la baisse totale.
L’APD bilatérale destinée à l’Afrique subsaharienne s’est établie à 29,2 milliards de dollars en 2025, en baisse de 26,3 %, d’après le rapport de l’OCDE. Ce montant reste inférieur aux 44,9 milliards de dollars reçus par l’Ukraine. L’OCDE prévoit une nouvelle baisse de 11,6 % en 2026 pour l’Afrique subsaharienne et de 10,9 % pour les pays les moins avancés. L’aide consacrée à la santé devrait se situer 63 % sous son pic de 2022.
Le ministre du Budget, Adolphe Muzito, a indiqué en septembre 2026 que la dette extérieure de la RDC s’élève à environ 11 milliards de dollars, pour un PIB estimé à 137 milliards. Cela représente environ 8 % du PIB, d’après un calcul de Lepoint.cd. Le service annuel de la dette atteint près de 500 millions de dollars, soit environ 2,9 % des recettes courantes de 17,5 milliards de dollars projetées pour 2027, toujours d’après un calcul de Lepoint.cd.
Le projet de budget 2027, adopté en Conseil des ministres, s’élève à 57 500 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars. Le gouvernement prévoit d’y ajouter environ 4 milliards de dollars de ressources extérieures pour compléter le financement du budget et soutenir des investissements dans les routes, les chemins de fer, les ports et les aéroports.
Sur ce total, 973 millions de dollars sont des appuis budgétaires, soit 24 % selon un calcul de Lepoint.cd. Environ 3 milliards de dollars doivent venir de partenaires bilatéraux et multilatéraux, avec une nouvelle tranche d’Eurobond. Ces montants sont des prévisions budgétaires, et non des fonds signés ou décaissés.
Le gouvernement indique vouloir continuer à privilégier la mobilisation des recettes internes.





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