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Kibali en RDC : 500 % de croissance en 10 ans – L’Or, moteur de l’économie

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Lors de la récente Journée mondiale de l’or, organisée conjointement par la Chambre des mines et la Fédération des entreprises du Congo (FEC), Cyril Mutombo, éminent paneliste et Directeur général de Barrick RDC, a apporté un éclairage incontestable sur la contribution exceptionnelle de l’entreprise minière Kibali à l’économie de la République Démocratique du Congo (RDC). Avec déjà quatorze ans d’activité dans le pays, Kibali incarne une histoire illustrant parfaitement le potentiel considérable que détient la RDC en matière d’or.

Dans un contexte où l’Afrique ne représente que 45% de la production mondiale d’or, Cyril Mutombo a souligné le besoin d’accélérer le rythme et de maximiser l’utilisation de cette précieuse ressource au profit de la population congolaise. Au fil des années, Kibali a clairement émergé comme un acteur clé dans la renaissance de l’industrie aurifère en RDC.

L’une des données les plus impressionnantes réside dans la croissance spectaculaire de la production aurifère en RDC. En à peine dix ans, les quantités extraites sont passées de moins de 5 000 kilogrammes en 2012 à environ 30 000 kilogrammes en 2022, soit une augmentation remarquable de plus de 500 %. Cette évolution fulgurante ne fait que renforcer l’idée que la RDC possède un potentiel aurifère colossal, dont l’exploitation judicieuse peut stimuler son économie.

Cyril Mutombo, en tant que Directeur général de Barrick RDC, a souligné le fait que Barrick exploite cinq des dix plus grandes mines d’or au monde, dont deux sont situées en Afrique, au Mali et en RDC. Kibali, en particulier, se distingue comme un modèle de réussite dans l’industrie aurifère en RDC.

Le parcours de Kibali est, en effet, une illustration concrète de ce que les mines d’or peuvent accomplir. Au cours de ses quatorze années d’exploitation en RDC, la mine a complètement transformé Doko, qui était autrefois un endroit reculé, en une cité prospère sur le plan économique. Cette transformation n’est pas simplement un succès momentané, mais plutôt un investissement dans l’avenir, générant de la richesse à la fois pour la génération actuelle et les générations futures.

Les impacts de Kibali sont multiples, touchant à la fois la population locale et le gouvernement congolais. Ils incluent la construction et la réhabilitation de 30 écoles, la création de 2 établissements d’enseignement supérieur, l’instauration de 3 bibliothèques, l’octroi de plus de 100 bourses d’études, la prise en charge des frais d’examen d’État pour plus de 10 000 élèves, et plusieurs programmes de renforcement des compétences, notamment dans les domaines de l’entrepreneuriat et de l’alphabétisation financière. De plus, Kibali a contribué à la mise en place de 2 centres communautaires, 1 552,55 hectares de terres agricoles, 94 forages terminés et 8 en cours de construction, 168 sources de captage d’eau (dont 14 en cours de construction), 28 cliniques et infrastructures de santé (et 4 en cours de construction). La mine a également apporté des équipements médicaux essentiels, a favorisé la construction de 2 marchés et a développé un réseau de routes couvrant 287,5 kilomètres, comprenant une route en béton de 5 kilomètres, des routes secondaires de 154 kilomètres et des routes tertiaires de 115 kilomètres. Les infrastructures sportives n’ont pas été en reste, avec 3 stades, dont un impressionnant stade de 20 000 places, ainsi que la promotion d’événements sportifs au niveau local et provincial. Kibali a également été un acteur engagé dans la sensibilisation au VIH/SIDA, au paludisme et à d’autres problèmes de santé majeurs.

Pour Cyril Mutombo, de 2009 à 2023, Kibali a indéniablement contribué à l’établissement d’un pôle économique solide dans le Nord-Est de la RDC. En seulement 14 ans, cette mine d’or a créé une valeur économique durable qui continue de bénéficier à la région et au pays dans son ensemble.

En ce qui concerne les perspectives, Cyril Mutombo a évoqué les ingrédients essentiels pour le développement continu de l’industrie aurifère en RDC. Parmi ces facteurs, il convient de prendre en compte la situation actuelle, la responsabilité des acteurs impliqués, la maximisation du potentiel transformateur des mines, le rôle crucial de l’État, le cadre légal, les incitations nécessaires, ainsi que les choix stratégiques entre l’exploitation artisanale et l’exploitation industrielle.

Il convient de noter que cet événement a été initié par Prince Nyampala et organisé en collaboration avec la Chambre des Mines de la RDC. Le forum a abordé le thème crucial de « l’or, pilier structurant du développement de la République démocratique du Congo« , soulignant ainsi l’importance de cette précieuse ressource pour l’avenir économique de la nation.

En somme, Kibali représente un exemple concret de la manière dont l’industrie aurifère peut impulser une économie nationale, avec des résultats remarquables en termes de développement économique et social. Son parcours, marqué par une croissance impressionnante, démontre que l’exploitation des ressources naturelles, lorsqu’elle est gérée de manière responsable et durable, peut apporter des avantages significatifs à la population et au pays tout entier. Cyril Mutombo et d’autres acteurs de l’industrie aurifère continueront à jouer un rôle essentiel dans la réalisation de ces perspectives prometteuses.

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