La République démocratique du Congo poursuit son rapprochement économique avec le Burundi. Une délégation du groupe burundais Itracom Holding Ltd a été reçue mercredi à Kinshasa pour examiner plusieurs projets d’investissement dans l’agriculture, l’industrie, les services financiers et les assurances. Les deux parties ont convenu d’accélérer les travaux techniques afin de concrétiser ces projets.
Le Vice-Premier ministre, ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a conduit cette séance de travail en présence du ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, du ministre de l’Industrie, Justin Kalumba Mwana Ngongo, ainsi que du ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni.
La délégation burundaise était conduite par Adrien Ntigacika, président-directeur général d’Itracom Holding Ltd, un groupe privé présent dans plusieurs secteurs d’activité en Afrique de l’Est.
Les discussions ont porté sur le développement de projets structurants susceptibles de renforcer les relations économiques entre les deux pays. Les secteurs identifiés concernent notamment l’agriculture, l’industrie de transformation, les services bancaires et les assurances, considérés comme des moteurs de diversification de l’économie congolaise.
À l’issue des échanges, les deux parties ont convenu de poursuivre les travaux techniques. Une mission multisectorielle composée d’experts burundais est attendue à Kinshasa dès la semaine prochaine afin d’examiner la faisabilité des différents projets et d’accélérer leur mise en œuvre.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de renforcer les investissements privés régionaux. Au-delà des partenariats avec les grandes puissances économiques, la RDC cherche également à développer une coopération plus étroite avec les pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), dont elle est membre depuis 2022.
Le renforcement des échanges économiques avec le Burundi pourrait ouvrir de nouvelles perspectives dans plusieurs chaînes de valeur régionales. Les investissements dans l’agriculture et l’industrie contribueraient à développer la transformation locale des produits, tandis que les secteurs bancaire et assurantiel pourraient accompagner le financement des entreprises et des investissements productifs.
Cette coopération traduit également une évolution de la stratégie économique de la RDC, qui cherche à faire de l’intégration régionale un levier de croissance en favorisant les investissements, les partenariats industriels et le développement du commerce avec les pays voisins.
— M. KOSI









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