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RDC : la Banque centrale relance les réserves d’or, avec DRC Gold Trading comme fournisseur local

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Last updated: février 21, 2026 2:09 am
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il y a 3 mois
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La Banque centrale du Congo (BCC) a signé, le 19 février 2026 à Kinshasa, un accord avec l’entreprise publique DRC Gold Trading SA pour recommencer à constituer des réserves d’or. Près de cinquante ans après l’arrêt des stocks d’or monétaire, l’institution veut diversifier ses réserves et renforcer sa capacité à résister aux chocs extérieurs.

Dans les banques centrales, l’or n’est pas un simple métal précieux. C’est un actif de réserve. Il sert de « filet de sécurité » quand les marchés financiers se tendent ou quand les devises se déprécient. Pour la RDC, pays producteur d’or, l’enjeu est aussi de mieux connecter une richesse nationale à la stratégie monétaire et aux finances publiques.

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La Banque centrale du Congo (BCC) a signé, le 19 février 2026 à Kinshasa, un accord avec l’entreprise publique DRC Gold Trading SA pour recommencer à constituer des réserves d’or. Près de cinquante ans après l’arrêt des stocks d’or monétaire, l’institution veut diversifier ses réserves et renforcer sa capacité à résister aux chocs extérieurs.Traçabilité, lutte contre la fraude et recettes publiques : l’autre objectif de l’accord

L’accord a été conclu sous l’impulsion du ministère du Portefeuille, qui supervise DRC Gold Trading SA. La ministre Julie Shiku a présenté ce partenariat comme une étape de souveraineté financière, dans un contexte international jugé incertain. À la signature, le gouverneur de la BCC, André Wameso, et le directeur général de DRC Gold Trading SA, Joseph Kazibaziba, étaient présents.

Traçabilité, lutte contre la fraude et recettes publiques : l’autre objectif de l’accord

Le mécanisme prévu place DRC Gold Trading au centre de la chaîne d’approvisionnement. La société publique doit collecter l’or, le certifier et l’organiser avant de le vendre à la Banque centrale. La BCC devient ensuite acheteur de cet or pour l’intégrer à ses réserves.

L’or concerné provient surtout de l’exploitation artisanale, via des coopératives minières et des creuseurs artisanaux. C’est un point sensible pour l’État, car une partie de cette production échappe encore au circuit formel. Le partenariat annonce donc une ambition double : alimenter les réserves de la Banque centrale et mieux encadrer une filière qui pèse sur les recettes publiques.

DRC Gold Trading SA reçoit ainsi une mission d’organisation du secteur artisanal : améliorer la traçabilité de la production nationale, canaliser davantage les flux vers des circuits officiels et réduire la fraude. Si ce dispositif fonctionne, il peut avoir un effet direct sur les finances publiques : plus de volumes déclarés, donc une base plus claire pour la fiscalité, et un meilleur contrôle sur une ressource à forte valeur.

Pour la politique monétaire, la logique est celle de la diversification. Les réserves d’un pays sont souvent composées de devises et d’actifs financiers. Ajouter de l’or peut aider à mieux absorber des périodes de turbulence. C’est aussi une manière d’envoyer un signal de solidité, car la capacité à constituer et conserver des réserves reste un indicateur scruté par les investisseurs et les partenaires économiques.

Les autorités congolaises présentent enfin cette initiative comme un choix de transformation : convertir une ressource extraite sur le territoire en actif de réserve détenu par l’État, plutôt que de laisser une part importante de l’or circuler en dehors des canaux officiels. La réussite dépendra surtout de la mise en œuvre : traçabilité réelle, capacité de collecte, règles de conformité, et coordination avec les services publics qui suivent la production et les flux.

— Peter MOYI

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