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Minerais critiques : l’Afrique extrait l’essentiel, mais capte encore peu de valeur industrielle

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Last updated: mars 5, 2026 11:52 pm
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il y a 3 mois
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Près de 70 % du cobalt mondial vient de la RDC, et l’Afrique fournit aussi environ 80 % des métaux du groupe du platine, 40 % du manganèse et 30 % du lithium issu de roches dures. Mais plus on avance vers le raffinage et la fabrication, plus la place du continent devient marginale, jusqu’à moins de 1 % de la production mondiale de batteries lithium-ion.

L’image est simple. L’Afrique sort les minerais du sol, puis l’essentiel des étapes industrielles se fait ailleurs. Résultat, la valeur ajoutée, les emplois qualifiés et une grande part des revenus de transformation se déplacent hors du continent, alors même que la transition énergétique dépend de ces ressources.

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Près de 70 % du cobalt mondial vient de la RDC, et l’Afrique fournit aussi environ 80 % des métaux du groupe du platine, 40 % du manganèse et 30 % du lithium issu de roches dures. Mais plus on avance vers le raffinage et la fabrication, plus la place du continent devient marginale, jusqu’à moins de 1 % de la production mondiale de batteries lithium-ion.Pourquoi la chaîne de valeur se referme ailleurs

Pourquoi la chaîne de valeur se referme ailleurs

La chaîne des minerais critiques se lit en trois blocs. D’abord l’extraction, c’est le début, là où l’Afrique pèse très lourd. La RDC concentre environ 70 % du cobalt mondial. L’Afrique du Sud et le Zimbabwe assurent autour de 80 % des métaux du groupe du platine. Le continent représente aussi environ 30 % du lithium de type roche dure et 40 % de la production de manganèse.

Ensuite viennent le raffinage et la transformation, des étapes où l’on purifie, concentre et prépare le minerai pour l’industrie. C’est ici que la présence africaine reste limitée. Une donnée résume ce déséquilibre. La Chine contrôle à elle seule environ 70 % du raffinage du lithium et du cobalt. Cela signifie que même si le minerai est africain, la capacité industrielle qui le rend utilisable à grande échelle est surtout concentrée ailleurs.

Enfin, il y a la fabrication avancée, notamment les batteries et d’autres composants. Là, la part de l’Afrique tombe à un niveau presque symbolique. Le continent compte pour moins de 1 % de la fabrication des batteries lithium-ion.

Ce décalage n’est pas seulement une affaire de statistiques. Il touche directement la création d’emplois et la structure des économies. L’extraction apporte des recettes et de l’activité, mais elle crée moins d’emplois industriels que la transformation et la fabrication. Elle expose aussi davantage aux cycles des prix des matières premières, car vendre un minerai brut rapporte en général moins que vendre un produit transformé.

Trois forces sont présentées comme capables de modifier ce rapport de force.

La première, c’est la montée de la demande mondiale. Selon l’Agence internationale de l’énergie, d’ici 2035, la demande de lithium pourrait être multipliée par 7, celle de cobalt par 4, celle de nickel par 3, et celle de cuivre environ par 2. Cette accélération change la position de négociation des pays qui contrôlent l’offre. Quand le monde a besoin de volumes sécurisés, les pays producteurs peuvent demander plus que des taxes et des redevances. Ils peuvent exiger une participation plus forte à l’industrie, par exemple des engagements sur la transformation locale ou des partenariats technologiques.

La deuxième force, c’est une posture plus ferme des politiques publiques. Le texte cite des outils comme les restrictions à l’exportation, les obligations de raffinage local et les stratégies de création de valeur sur le long terme. L’idée est de passer d’une logique de simple exportation à une logique de conditions. Un pays peut dire aux acheteurs et aux industriels qu’il veut une partie des étapes intermédiaires chez lui, avec des investissements, des emplois et des transferts de compétences.

La troisième force, c’est la diversification des chaînes d’approvisionnement. Les États-Unis, l’Europe, le Japon et la Corée du Sud cherchent des alternatives, donc de nouveaux pôles. Cela ouvre une fenêtre, car si de nouveaux hubs de transformation doivent émerger, l’Afrique peut se positionner. Mais le texte insiste sur un point. Cette opportunité peut être courte. Les décisions industrielles se prennent sur des calendriers longs, et une fois les capacités installées ailleurs, il devient difficile de les déplacer rapidement.

Au fond, la question posée est directe. L’Afrique restera-t-elle au début de la chaîne, ou avancera-t-elle vers le raffinage et la fabrication qui captent l’essentiel de la valeur. L’écart entre extraction dominante et industrie marginale est présenté comme un enjeu qui peut peser sur la trajectoire industrielle du continent pendant des décennies.

— Joldie KAKESA

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