Le Comité de suivi des prix des produits pétroliers a révisé lundi 16 mars 2026 la structure des prix des carburants terrestres dans la zone d’approvisionnement Sud, réservée aux sociétés minières et à leurs sous-traitants. Le gasoil passe de 1,70 à 2,43 dollars le litre et l’essence de 1,60 à 2,08 dollars le litre.
Cette révision intervient après une flambée du baril de pétrole, passé de 62,5 dollars en janvier 2026 à 103,5 dollars en mars, soit une hausse de 65 % en deux mois, sous l’effet des tensions militaires au Moyen-Orient et de la perturbation des routes maritimes stratégiques.
Depuis les réformes de juillet 2025, les entreprises minières ne bénéficient plus des subventions étatiques sur les carburants. Elles s’approvisionnent désormais à la vérité des prix, c’est-à-dire au coût réel du marché sans soutien de l’État. Le taux de change appliqué est celui de la Banque centrale du Congo en vigueur la veille de la mise à la consommation.
Cette hausse des coûts énergétiques pèsera directement sur les charges d’exploitation des mines du Katanga et du Lualaba, grandes consommatrices de gasoil pour leurs équipements lourds, leurs générateurs et leurs unités de traitement. Pour certains opérateurs, la répercussion sur les coûts de production du cuivre, du cobalt et d’autres minerais sera inévitable.
— Peter MOYI

