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La RDC attendue à 5,9 % de croissance en 2026, au-dessus de la moyenne régionale

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Le FMI prévoit une croissance de 5,9 % pour la RDC en 2026, contre 5,7 % en 2025. Cette projection place le pays au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne, attendue à 4,3 % en 2026, après 4,5 % en 2025. Cette dynamique traduit une activité économique encore soutenue dans le pays, dans un contexte régional et international plus incertain.

Au niveau régional, la croissance devrait légèrement ralentir en 2026. Le FMI évoque un environnement mondial sous tension, notamment avec la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné une hausse rapide des prix de plusieurs produits de base. Les combustibles et les engrais sont particulièrement concernés, ce qui augmente les coûts de production et se répercute sur les prix alimentaires. Pour les ménages, cela se traduit souvent par une baisse du pouvoir d’achat. Dans plusieurs pays, la pauvreté et l’insécurité alimentaire restent déjà élevées depuis la pandémie, et ces nouvelles pressions pourraient aggraver la situation, d’autant que l’aide extérieure tend à diminuer.

Une croissance solide mais sous pression

Dans ce contexte, la RDC devrait maintenir une croissance supérieure à la moyenne régionale, avec 5,9 % en 2026 et 5,4 % en 2027, contre respectivement 4,3 % et 4,4 % pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Cette performance indique que l’activité économique continue de progresser à un rythme soutenu. Mais une croissance élevée ne signifie pas automatiquement une amélioration rapide des conditions de vie. L’impact réel dépend de plusieurs facteurs, notamment la création d’emplois, l’évolution des prix sur les marchés et la capacité de l’État à mobiliser et redistribuer les recettes publiques.

Le FMI insiste aussi sur les risques liés à la baisse de l’aide publique au développement. Dans des économies où une partie du budget dépend encore de ces financements, une réduction peut limiter les investissements publics et les programmes sociaux. Face à ces contraintes, les politiques économiques devront à la fois répondre aux chocs immédiats et renforcer la résilience à moyen terme. Pour la RDC, l’enjeu reste de transformer cette croissance en bénéfices concrets pour la population, à travers des emplois, des infrastructures et une meilleure répartition des ressources.

— Joldie KAKESA

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