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RDC : les recettes atteignent 4 342,1 milliards CDF contre 4 303,7 milliards CDF de dépenses

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Les finances publiques congolaises ont affiché un léger excédent à fin avril 2026. Selon les données reprises de la Banque Centrale du Congo, les recettes de l’État se sont établies à 4 342,1 milliards CDF, contre 4 303,7 milliards CDF de dépenses exécutées.

L’équilibre budgétaire observé à fin avril reste mince. L’écart entre les recettes et les dépenses n’atteint que 38,4 milliards CDF, soit une marge limitée au regard du volume global des opérations de trésorerie. Cette situation montre que l’État a réussi à couvrir ses décaissements sur la période, mais sans disposer d’un espace financier réellement confortable.

La principale source de mobilisation reste la Direction générale des impôts. La DGI a encaissé 3 119,7 milliards CDF, soit près de 72 % des recettes publiques enregistrées. Ce poids confirme la place centrale des impôts directs et indirects dans le financement du budget de l’État, devant les recettes douanières et la parafiscalité.

La DGDA a mobilisé 655,8 milliards CDF au titre des droits de douane et accises, tandis que la DGRAD a généré 566,6 milliards CDF à travers les recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations. Ensemble, ces deux régies ont apporté un peu plus de 1 222 milliards CDF, un niveau inférieur à celui de la seule DGI.

Les salaires absorbent plus de 43 % des dépenses

Du côté des dépenses, la rémunération des agents et fonctionnaires publics reste le premier poste de décaissement. Les salaires ont représenté 1 861,3 milliards CDF, soit plus de 43 % des dépenses exécutées à fin avril. Ce niveau montre le poids structurel de la masse salariale dans les finances publiques congolaises.

Les frais financiers se sont établis à 19,5 milliards CDF, un montant faible comparé aux autres charges de l’État. Cette ligne concerne notamment les coûts liés au service de la dette et aux engagements financiers. Son niveau limité n’efface pas le défi principal : la capacité de l’État à préserver l’équilibre de trésorerie lorsque les dépenses courantes restent élevées.

Le plan de trésorerie de l’État prévoyait pour avril 4 462,7 milliards CDF de recettes. Les encaissements réalisés, à 4 342,1 milliards CDF, sont donc restés proches de l’objectif, avec un écart d’environ 120,6 milliards CDF. Les dépenses, elles, étaient projetées à 3 592,1 milliards CDF, alors que l’exécution a atteint 4 303,7 milliards CDF, soit un dépassement d’environ 711,6 milliards CDF.

Cette lecture nuance l’apparence d’un équilibre budgétaire. Les recettes ont bien dépassé les dépenses, mais les décaissements ont progressé plus vite que prévu. Pour le Trésor public, l’enjeu reste donc de maintenir la mobilisation fiscale tout en contenant les charges récurrentes, surtout les salaires, afin d’éviter que les besoins de financement ne se reconstituent dans les prochains mois.

— M. MASAMUNA

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