Buenassa, entreprise congolaise de transformation de minerais, annonce avoir reçu le statut provisoire de développeur d'une zone économique spéciale de 2 000 hectares au lac Nzilo, dans le Lualaba. La zone doit accueillir son complexe de raffinage de cuivre et de cobalt, dont l'étude de préfaisabilité est financée par une subvention de l'USTDA.

Buenassa, entreprise congolaise de transformation de minerais, annonce avoir reçu le statut provisoire de développeur d’une zone économique spéciale de 2 000 hectares au lac Nzilo, dans le Lualaba. La zone doit accueillir son complexe de raffinage de cuivre et de cobalt, dont l’étude de préfaisabilité est financée par une subvention de l’USTDA.
Buenassa indique que l’Agence des zones économiques spéciales (AZES), sous l’autorité du ministère de l’Industrie et du Développement des PME, lui a accordé le statut provisoire de développeur pour une zone économique spéciale de 2 000 hectares. Une zone économique spéciale est un espace industriel doté d’un régime fiscal et douanier particulier. Celle-ci s’étendra sur les rives du lac Nzilo, dans la province du Lualaba.
L’entreprise explique que le site de départ, de 13 135 hectares, a été identifié il y a deux ans avec le Cadastre minier (CAMI), puis retenu et validé. La zone hébergera le complexe hydrométallurgique de Buenassa, une plateforme logistique et un port sec. Des PME, des acteurs du négoce et de la distribution et des banques pourront s’y installer.
Buenassa relie ce statut à la signature de son accord de subvention avec l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA), conclu à New York le 23 septembre 2026. Selon l’USTDA, cette subvention finance une étude de préfaisabilité pour la construction d’une raffinerie de cuivre et de cobalt dans le Lualaba. Financial Afrik chiffrait en juillet cette aide non remboursable à 3,385 millions USD, versés à condition de démontrer l’attribution formelle d’un site.
Selon Financial Afrik, le projet de raffinerie représente environ 2 milliards USD, répartis entre 700 millions pour une première phase et 1,3 milliard pour une seconde. La capacité visée est de 120 000 tonnes de cathodes de cuivre et de 20 000 tonnes de cobalt métal. La feuille de route publiée par Buenassa le 29 janvier 2026 indique que la première phase viserait 30 000 tonnes de cuivre et 5 000 tonnes de cobalt. L’entreprise précise que ces chiffres sont indicatifs et dépendent des études et des approbations réglementaires.
L’État congolais détient 10 % du capital de Buenassa Resources depuis juin 2023 et a apporté un financement initial de 3,5 millions USD, par le Fonds de promotion de l’industrie, selon Financial Afrik.
Buenassa dit discuter avec des développeurs de projets hydroélectriques en Angola, aux côtés d’autres opérateurs miniers du Grand Katanga, pour alimenter la zone. Elle explore aussi des solutions de transport d’électricité via le Pool énergétique de l’Afrique australe. Elle prévoit de travailler avec l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) pour structurer les opportunités de contenu local, et avec le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC) pour faciliter l’accès des PME au financement.
Buenassa indique préparer les volets techniques, environnementaux et financiers requis pour obtenir le statut définitif de la zone, en partenariat avec l’AZES.
J. KAKESA





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