Banque mondiale et AFD : 500 millions USD pour la fibre, la cybersécurité et les services publics numériques en RDC

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Le mardi 17 février, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a réuni une délégation de la Banque mondiale et de l’Agence Française de Développement (AFD) autour d’un financement de 500 millions USD. L’objectif affiché est d’accélérer des projets concrets pour renforcer la connectivité, sécuriser les données publiques et moderniser l’administration en RDC.

La séance de travail a servi à faire le point sur les projets déjà appuyés par la Banque mondiale dans le secteur du numérique, mais aussi à cadrer la mise en œuvre opérationnelle du financement annoncé. Michel Rogy, directeur régional pour le numérique et l’intelligence artificielle à la Banque mondiale, a salué l’implication du ministre et a insisté sur le passage à l’exécution, avec des priorités clairement identifiées.

Les échanges ont notamment porté sur la migration et la sécurisation des données de l’État, un chantier présenté comme une étape pour mieux maîtriser les informations publiques et réduire les risques liés aux fuites ou aux attaques. Dans le même esprit, les partenaires ont évoqué la création d’un centre gouvernemental de cybersécurité destiné à protéger les infrastructures stratégiques. Autre point discuté : l’amélioration de la connectivité dans les ministères, pour rendre les services de l’administration plus rapides et plus fiables.

Le financement de 500 millions USD entre désormais dans une phase d’exécution, avec des assistances techniques en cours de finalisation afin de lancer les investissements autour de deux axes. D’un côté, les infrastructures et la connectivité, avec l’ambition de relier les principales villes du pays au haut débit. L’enjeu est double : améliorer la qualité des services numériques et réduire les coûts d’accès à Internet pour la population. De l’autre côté, l’e-gouvernance et le développement des compétences, qui vise la digitalisation des services publics. La dématérialisation de l’état civil fait partie des priorités annoncées, avec l’idée de simplifier des démarches souvent longues et coûteuses pour les citoyens.

La réunion a aussi mis en avant une piste de projet tournée vers l’avenir : la création envisagée d’une « Sphère de l’Intelligence Artificielle ». Selon les indications données, cette initiative voudrait renforcer la formation technologique des étudiants congolais, pour développer des compétences de haut niveau et soutenir l’innovation.

À travers cet agenda, le gouvernement et ses partenaires veulent faire du numérique un levier de modernisation de l’État, mais aussi un outil économique, capable de soutenir la croissance et d’élargir l’accès aux services dans le pays.

M. KOSI

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