Des routes rurales capables de tenir 5 à 10 ans; c’est l’objectif mis en avant par Grégoire Mutshail, ministre d’État en charge du Développement rural, lors d’une mission officielle au Brésil consacrée à la modernisation des routes de desserte agricole. Le ministre estime que ces axes sont la base pour mieux transporter les produits et connecter les provinces entre elles.
Pour le ministre, améliorer les routes de desserte agricole, ce n’est pas seulement poser du gravier ou du bitume. Il veut des routes fiables, durables et adaptées aux réalités du terrain, afin de faciliter la sortie des récoltes des zones de production vers les marchés. L’idée est simple : si les camions et les motos peuvent circuler sans interruption, les denrées arrivent plus vite, en meilleure qualité, et les producteurs perdent moins à cause des retards ou des détours.
Le communiqué indique aussi que l’enjeu va plus loin que le transport. Grégoire Mutshail veut créer des conditions favorables à l’installation d’unités locales de transformation. Autrement dit, au lieu d’envoyer des produits bruts loin de leur lieu de récolte, des activités de transformation pourraient se développer sur place. Cela réduirait la dépendance à d’autres provinces ou territoires et pourrait renforcer l’économie des zones rurales.
Des technologies testées au Brésil pour des routes qui durent plus longtemps
Pendant cette mission, le ministre a visité l’entreprise Pavillon, présentée comme spécialisée dans des technologies de stabilisation des sols. Sur place, il a suivi une démonstration de routes construites avec ce procédé, puis visité une piste privée réalisée avec cette technologie. La durée de vie annoncée pour ce type de route est estimée entre 10 et 16 ans, voire plus.
Le communiqué rappelle que cette entreprise dispose de plus d’un demi-siècle d’expérience et que ses solutions ont déjà été utilisées dans plusieurs pays, dont le Brésil. Le pays est présenté comme une référence mondiale en agro-business et comme un partenaire historique de la RDC. Dans cette approche, le ministre dit inscrire son action dans une diplomatie sectorielle tournée vers des solutions concrètes, avec un objectif : désenclaver les zones de production et faciliter l’acheminement des denrées agricoles.
— M. MASAMUNA

