Le 13 octobre 2025, le gouverneur Daniel Bumba a réuni à l’Hôtel de Ville les responsables des Transports, de l’Économie, des Finances et les représentants des chauffeurs. Objectif : arrêter une grille tarifaire qui reflète l’appréciation du franc congolais et la baisse observée à la pompe, afin de protéger le pouvoir d’achat des usagers et d’assainir le marché.
Le cadre est posé : les tarifs ne peuvent plus évoluer au gré des propriétaires de véhicules alors que les coûts d’exploitation diminuent. Le gouverneur a fixé la ligne de travail à la commission tarifaire pour rendre les prix cohérents avec les fondamentaux actuels — change plus favorable, carburant moins cher — et éviter que des marges injustifiées ne pèsent sur les ménages. Il a demandé un examen « sérieux » des paramètres et une proposition rapide d’une grille équilibrée, lisible pour tous.
Vers une tarification alignée sur la baisse du carburant
La pratique dite du « demi-terrain », qui fragmente les trajets et renchérit artificiellement le coût final, a été pointée. L’autorité urbaine annonce des mesures fermes pour y mettre un terme. Chaque véhicule devra afficher clairement son itinéraire afin de prévenir les coupures de parcours. Des contrôles « rigoureux » sont annoncés pour vérifier l’application des itinéraires, des distances et des tarifs, avec sanctions à la clé en cas d’infraction.
Au-delà des rappels à l’ordre, la Ville de Kinshasa veut rétablir une tarification prévisible qui tienne compte des coûts réels (carburant, entretien, pièces, amortissement) et garantisse des recettes stables aux transporteurs sans pénaliser les passagers. La commission tarifaire se réunira dans les prochains jours pour arrêter le nouveau barème. L’objectif est double : préserver la paix sociale et ramener de la clarté dans un secteur où le manque de transparence a trop souvent alimenté des tensions.
— M. KOSI

