La Banque Centrale du Congo (BCC) a lancé à Kisangani une retraite de travail pour définir sa prochaine feuille de route. Après une large évaluation interne et externe, le Conseil d’administration se réunit pour fixer les priorités des prochaines années et clarifier la façon dont l’institution veut remplir sa mission.
Une retraite stratégique pour clarifier les priorités de la BCC
À la suite de sondages menés auprès du personnel et de partenaires extérieurs, ainsi que d’un audit de son organisation, la BCC a jugé nécessaire de se repositionner. Le Gouverneur André WAMESO, qui préside le Conseil d’Administration, a choisi de réunir cet organe en retraite afin de traduire ce diagnostic en plan d’action concret.

Les membres du Conseil, de la Haute Direction et des principales entités de la Banque se retrouvent ainsi à Kisangani pour trois objectifs clairs : définir une vision partagée pour les prochaines années, arrêter quelques axes d’action vraiment prioritaires et mettre en place des mécanismes de suivi simples pour s’assurer que les décisions seront appliquées. Il s’agit, en d’autres termes, de passer d’un constat général à une feuille de route précise, avec des responsabilités identifiées.
Des professeurs d’université et des consultants expérimentés accompagnent les discussions. Leur rôle est d’apporter un regard extérieur, de confronter les idées et d’aider la Banque à se projeter dans le moyen et le long terme, tout en restant fidèle aux missions que lui confère la loi : stabilité des prix, régulation du système financier et bon fonctionnement des paiements.
Le choix de Kisangani n’est pas anodin. Cette ville du fleuve est souvent associée à l’enseignement, à la mémoire du pays et à la capacité de se relever malgré les épreuves. En y organisant cette retraite, la BCC envoie un message symbolique : la modernisation de la politique monétaire et de la gestion interne ne se pense pas seulement à Kinshasa, mais aussi depuis le « Congo profond », au contact d’autres réalités économiques et sociales.
— M. KOSI

