Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a officiellement lancé ce jeudi 5 mars à Kinshasa la Chambre de commerce Royaume-Uni/République démocratique du Congo. L’accord commercial conclu en novembre dernier entre les deux pays ouvre désormais au marché britannique les produits congolais en franchise totale de droits de douane.
La cérémonie s’est tenue en présence du corps diplomatique et de chefs d’entreprises des deux pays. Le cacao, le café et les épices figurent parmi les premiers produits appelés à bénéficier de cet accès privilégié au marché britannique, l’un des plus importants d’Europe.
Pour Julien Paluku, cette chambre de commerce ne doit pas se limiter à un rôle administratif. Il la conçoit comme une plateforme active de mise en relation entre investisseurs congolais et britanniques, capable de générer des flux d’affaires concrets dans les deux sens.
Transformation locale et liaisons aériennes, les deux priorités de Kinshasa
Le ministre a formulé deux demandes précises à ses partenaires britanniques. La première porte sur le retour de British Airways sur la liaison Londres-Kinshasa, interrompue depuis plusieurs années, afin de fluidifier les échanges commerciaux et les déplacements d’affaires.
La seconde touche au modèle économique lui-même. Le gouvernement congolais appelle les entreprises britanniques à investir non pas seulement dans l’extraction des matières premières, mais dans leur transformation sur place. « Nous avons besoin que les entreprises britanniques nous aident à transformer l’écosystème économique de notre pays, transformer nos matières ici et nous permettre de les exporter avec une valeur ajoutée », a déclaré Julien Paluku.
Cette position rejoint celle portée par d’autres membres du gouvernement sur la scène internationale : la RDC entend occuper une place plus large dans la chaîne de valeur de ses propres ressources, au-delà du rôle de simple fournisseur de matières brutes.
— Joldie KAKESA


