Métaux : le cuivre recule à 12 046 USD la tonne après un démenti de l’Iran

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Le cuivre s’inscrit en baisse ce 24 mars 2026, cédant près de 1 % à 12 046 USD la tonne, après avoir progressé d’environ 2 % lors de la séance précédente. Ce retournement intervient après le démenti de l’Iran concernant des discussions avec les États-Unis sur une éventuelle désescalade du conflit.

La veille, les marchés avaient réagi aux déclarations du président américain évoquant des échanges « positifs et constructifs » avec Téhéran, ce qui avait conduit à un report de cinq jours de l’ultimatum et des frappes envisagées sur les infrastructures énergétiques iraniennes. Le démenti iranien a inversé cette dynamique en ravivant les incertitudes géopolitiques. Dans ce contexte, le pétrole repart à la hausse, tout comme le dollar et les rendements des obligations américaines, des facteurs qui pèsent généralement sur les métaux de base en renchérissant leur coût pour les investisseurs.

L’évolution du cuivre, souvent considéré comme un indicateur de l’activité industrielle mondiale, reflète cette sensibilité aux tensions internationales et aux conditions financières. La hausse du dollar réduit l’attractivité des matières premières libellées en devise américaine, tandis que le renchérissement de l’énergie alourdit les coûts de production.

Un marché volatil sous l’effet des tensions géopolitiques

Les marchés des métaux restent étroitement liés aux signaux politiques et économiques internationaux. Les variations observées traduisent des ajustements rapides des investisseurs face aux annonces contradictoires, dans un environnement où les perspectives de croissance et de demande industrielle restent incertaines.

Pour les économies exportatrices de ressources minières comme la RDC, ces fluctuations influencent indirectement les recettes d’exportation et les équilibres macroéconomiques. Le cuivre, aux côtés du cobalt, constitue une source majeure de revenus pour le pays, ce qui rend ces évolutions particulièrement suivies par les acteurs économiques.

Dans l’immédiat, le marché reste orienté par les développements géopolitiques et les mouvements des marchés financiers, dans un contexte de forte volatilité.

— M. MASAMUNA

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