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RDC : 86 millions USD de nouveaux prêts pour soutenir l’agriculture et les zones rurales

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La RDC a contracté 86 millions USD de nouveaux engagements financiers auprès de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique au quatrième trimestre 2025. Ces fonds doivent appuyer l’agriculture, les PME rurales et plusieurs projets de développement local, selon les données de la Direction générale de la dette publique.

Un premier prêt de 16 millions USD est destiné à l’implantation d’incubateurs pour les petites et moyennes entreprises agricoles. Ce projet vise à accompagner les entrepreneurs ruraux, à améliorer la productivité et à encourager la transformation locale des produits agricoles. Pour l’économie congolaise, l’enjeu est de créer davantage de valeur dans les territoires, au lieu de limiter l’activité agricole à la simple production de matières premières.

Le second financement, d’un montant de 70 millions USD, concerne un projet d’appui au développement rural inclusif et résilient dans quatre provinces du pays. Ce programme doit notamment contribuer à l’amélioration des infrastructures rurales, au renforcement de la sécurité alimentaire et au soutien des communautés exposées aux effets du changement climatique. Dans un pays où une grande partie de la population dépend encore de l’agriculture, ces investissements peuvent aider à réduire les fragilités locales et à soutenir les revenus dans les zones rurales.

Une dette publique encore contenue, mais dominée par les engagements extérieurs

Ces nouveaux prêts interviennent dans un contexte où le niveau d’endettement public de la RDC reste modéré. Au quatrième trimestre 2025, le taux d’endettement public s’établit à 18,86 %, dont 11,83 % pour la dette extérieure. La structure du portefeuille montre aussi le poids des créanciers extérieurs, qui représentent 62,71 % de la dette publique, contre 37,29 % pour la dette intérieure. Cette répartition indique que l’État congolais continue de financer une part importante de ses besoins auprès de partenaires internationaux.

La durée de vie moyenne de la dette publique est estimée à 10,5 années. Cela signifie que les remboursements sont étalés sur une période relativement longue, ce qui peut réduire la pression immédiate sur la trésorerie de l’État. Le coût apparent de la dette courante reste, lui, contenu à 1,8 %. Ce niveau reflète des conditions d’emprunt globalement favorables, souvent associées à des financements concessionnels.

Pour les autorités congolaises, l’enjeu consiste désormais à orienter ces ressources vers des projets capables de produire des effets économiques réels, tout en gardant une dette soutenable pour les finances publiques.

— M. KOSI

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