Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a présidé mercredi à Bruxelles une séance de travail avec un consortium belge conduit par le cabinet Jason. Les échanges ont porté sur l’accès universel à l’électricité en RDC, avec un accent sur les mini-centrales et les mini-réseaux.
La République démocratique du Congo veut accélérer l’accès à l’électricité par des solutions plus proches des populations. À Bruxelles, Aimé Sakombi Molendo a discuté avec des experts actifs sur le continent africain autour de l’électrification décentralisée, selon un communiqué transmis à l’ACP.
Cette approche consiste à produire et distribuer l’électricité à partir d’infrastructures locales, sans dépendre uniquement des grands réseaux nationaux. Les mini-centrales et les mini-réseaux peuvent ainsi alimenter des zones rurales, périurbaines ou isolées, où le raccordement au réseau classique reste difficile et coûteux.
Pour le ministère, l’objectif est de transformer le potentiel énergétique de la RDC en projets concrets, capables d’attirer des financements et d’être déployés plus rapidement. Ces solutions doivent contribuer à l’accès des populations à l’électricité « jusqu’au dernier kilomètre », en cohérence avec l’Objectif de développement durable 7, qui vise une énergie fiable et accessible.
Le communiqué souligne aussi l’intérêt économique de ce modèle. En plus d’améliorer les conditions de vie des ménages, l’électrification décentralisée peut ouvrir des opportunités pour les opérateurs privés dans la production, la distribution et la gestion locale de l’énergie.
— M. KOSI


