RDC et CNUCED fixent un agenda jusqu’en 2027 : conférence des bailleurs, programme-pays et fin de l’économie d’extraction

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Le workshop national de haut niveau sur le renforcement des capacités productives s’est clôturé mercredi 18 mars 2026 à Kinshasa sur un agenda opérationnel précis, assorti d’étapes datées jusqu’en 2027. Organisé conjointement par le ministère du Commerce extérieur et la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, ce séminaire de deux jours a réuni des membres du gouvernement congolais et des experts de la CNUCED autour de huit leviers fondamentaux de l’économie nationale.

Le diagnostic a été mené à l’aide de l’Indice des capacités productives, un outil multidimensionnel qui mesure non pas le seul niveau de production économique, mais la capacité réelle d’un pays à produire, en intégrant le capital humain, l’énergie, les institutions et les technologies de l’information. Cet indice a permis d’identifier les goulots d’étranglement qui freinent l’industrialisation de la RDC.

Transformation Économique de la RDC

Le consensus qui en a émergé est sans équivoque; la RDC ne doit plus seulement extraire ses richesses, elle doit les transformer sur place. Les discussions ont couvert la Vision 2050, la transformation structurelle des secteurs minier et agricole, ainsi que les défis de l’énergie et de la connectivité.

Quatre étapes concrètes jusqu’à la conférence des bailleurs en 2027

Le processus enclenché suit un calendrier précis. Dès jeudi 19 mars, une session de formation intensive pour les statisticiens congolais a débuté sur l’utilisation de l’Indice des capacités productives. En juillet 2026, la CNUCED produira un document intérimaire identifiant les priorités absolues de développement économique, soumis à l’analyse critique du gouvernement. Entre septembre et octobre 2026, les deux parties valideront le Programme-Pays arrimé au Plan national stratégique de développement, une feuille de route chiffrée pour la transformation structurelle du pays. En 2027, une grande conférence des bailleurs sera organisée pour mobiliser les financements nécessaires sur les secteurs prioritaires identifiés, notamment l’énergie, les infrastructures et l’agro-industrie.

Pour le gouvernement congolais, cette démarche marque le passage d’une gestion de constat à une gouvernance de précision, où chaque réforme, chaque infrastructure et chaque investissement dans le capital humain sera guidé par des données factuelles plutôt que par des estimations approximatives.

— Peter MOYI

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