Les autorités congolaises et japonaises accélèrent les discussions autour d’un futur accord destiné à sécuriser et stimuler les investissements entre Kinshasa et Tokyo. En marge de la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD9), organisée à Yokohama, le Vice-Premier ministre congolais chargé de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a rencontré le ministre japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, le 21 août dernier.
Au cœur des échanges : la mise en place d’un cadre juridique bilatéral pour la promotion et la protection des capitaux étrangers. L’objectif est double : offrir plus de garanties aux entreprises japonaises prêtes à s’implanter en République démocratique du Congo et renforcer l’attractivité du pays dans un contexte de compétition régionale pour attirer des investisseurs.
La coopération énergétique a également occupé une place centrale dans la rencontre. Les deux ministres ont évoqué la nécessité de développer des partenariats autour des ressources renouvelables et de l’exploitation rationnelle des matières premières stratégiques. Tokyo s’intéresse notamment aux perspectives offertes par le cobalt, l’hydrogène et les solutions bas carbone, alors que Kinshasa cherche des partenaires capables d’apporter des financements et des technologies adaptées.

Les discussions s’inscrivent dans une tendance plus large : le Japon multiplie ses engagements en Afrique pour diversifier ses sources d’approvisionnement en minerais critiques et offrir une alternative à la présence chinoise sur le continent. La RDC, qui détient plus de 60 % des réserves mondiales de cobalt selon l’US Geological Survey, figure parmi les interlocuteurs privilégiés.
Daniel Mukoko Samba a rappelé que Kinshasa souhaite bâtir des partenariats fondés sur la durabilité économique et le transfert de savoir-faire. « Notre pays n’attire pas seulement par ses ressources naturelles, il veut aussi développer une économie industrielle intégrée », a-t-il affirmé lors de la rencontre.
Cet accord, s’il voit le jour, pourrait repositionner la RDC comme un acteur incontournable dans la chaîne d’approvisionnement mondiale des batteries et des technologies propres, tout en offrant aux entreprises japonaises un environnement d’affaires plus stable et mieux encadré.
— M. KOSI

