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RDC : Guillaume Ngefa supprime le permis de culte et annonce un audit du FRIVAO

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Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé, mardi 5 mai 2026 devant le Sénat, la suppression du « permis de culte ». Il a aussi signalé des dysfonctionnements dans la gestion du FRIVAO, où seuls 28 millions USD auraient été versés sur 195 millions USD disponibles.

En République démocratique du Congo, l’exercice de la liberté religieuse ne doit pas dépendre d’un paiement administratif. C’est la position défendue par le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, devant les sénateurs.

Selon lui, le « permis de culte » n’a aucune base légale. Le ministre a dénoncé des frais imposés depuis 2024 à certaines confessions religieuses, pour des montants allant de 25 à 100 USD. Ces paiements sont considérés comme illégaux par le ministère.

Pour mettre fin à cette pratique, Guillaume Ngefa annonce des mesures de correction. Une cellule de réception des plaintes doit être mise en place. Les contrôles seront aussi renforcés afin d’identifier les services ou personnes impliqués dans ces perceptions non autorisées.

FRIVAO : 28 millions USD versés sur 195 millions disponibles

Le ministre de la Justice a aussi abordé la gestion du FRIVAO, le Fonds de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda. Les chiffres présentés devant le Sénat montrent un écart important entre les ressources disponibles et les paiements effectués.

Sur 195 millions USD disponibles, seulement 28 millions USD auraient été versés aux bénéficiaires. Dans le même temps, le nombre de personnes inscrites est passé de 3 000 à plus de 14 000. Cette hausse pose la question du contrôle des listes et de la traçabilité des indemnisations.

Face à cette situation, Guillaume Ngefa annonce un plan de redressement. Il prévoit un audit, des mesures d’assainissement et de nouvelles procédures de gestion. Le président du Conseil d’administration a été suspendu.

Le gouvernement annonce aussi une reprise progressive des indemnisations, avec l’appui de nouvelles ressources destinées à relancer le processus au profit des victimes concernées.

— M. KOSI

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